La coalition No G7 réclame désormais la démission de Kast et Jornot
La coalition No G7 s'associe désormais aux appels à la démission de la conseillère d'Etat genevoise Carole-Anne Kast lancés par plusieurs de ses organisations membres. Elle souhaite aussi le départ du procureur général Olivier Jornot.
Dès les premières heures après la nasse autour de plus de 540 personnes qui a mis un terme à la manifestation anti-G7 de dimanche à Genève, les appels à la démission avaient démarré. Le Syndicat des services publics (SSP) avait formulé cette requête dès lundi et d'autres ont relayé une même demande.
"La coalition s'associe désormais" à ces appels, a-t-elle dit jeudi. Elle le justifie par l'approche policière en fin de manifestation qui cherchait, selon elle, à procéder délibérément à des arrestations de manière indifférenciée.
Autre raison, la coalition crie à nouveau à la censure après avoir dû annuler les discours après le cortège en raison du dispositif sécuritaire. Et elle se dit solidaire d'un homme qui aurait fait l'objet d'un "tabassage" en règle par des policiers en civil.
Des vidéos circulent sur cet incident et la police des polices a été saisie. Dimanche, trois arrestations avaient été menées. En revanche, il faudra du temps avant que ne puissent être relayés aussi bien les résultats de la permanence juridique organisée mercredi par la coalition que le volume de plaintes déposées.
"Le Ministère public ne peut pour le moment communiquer" sur les procédures judiciaires, a dit à Keystone-ATS son porte-parole. De son côté, Mme Kast a salué la réponse policière pour faire face aux quelque 600 black blocks qui ont entaché la manifestation. Tout en ajoutant qu'une évaluation était menée.
Des remerciements
La présidente du Conseil d'Etat, Anne Hiltpold a rappelé jeudi devant le Grand Conseil l'implication du canton pour la tenue de ce sommet, en remerciant tous les partenaires pour leur engagement, notamment les autres cantons. Tout a été mis en oeuvre pour concilier la sécurité de la population avec la liberté d'expression et de réunion, a-t-elle ajouté.
Jeudi, l'Armée suisse a dit de son côté que son engagement avec environ 4000 militaires pour la protection des infrastructures et de l'espace aérien n'a donné lieu à aucun incident, ni aucune infraction. Elle était aussi active sur la cybersécurité, précise-t-elle dans son communiqué.