Le "boss", le "beau mec", cigarette et maillot de la Mannschaft
Le Sommet du G7 à Evian a réservé son lot de scènes aussi improbables que cocasses souvent déclenchées par le président américain Donald Trump. Entre déclarations déroutantes, séquences inattendues et mises entre parenthèses de crises diplomatiques, les éclats de rire ont été nombreux.
Le "boss" et le "beau mec"
"I am the boss": Donald Trump a exprimé sans complexe le fond de sa pensée mercredi au début d'une réunion de travail avec ses pairs du G7. Quelques rires nerveux ont fusé avant d'entrer dans le dur d'une discussion portant sur l'aide internationale au développement, un sujet loin de faire l'unanimité.
La veille, le locataire de la Maison Blanche a provoqué l'hilarité au cours d'une bilatérale avec le président des Emirats Arabes Unis, Mohammed ben Zayed Al-Nahyan.
"Quelle belle personne, il vient de ton pays?", demande très sérieusement Donald Trump à son homologue, en parlant d'un journaliste émirati qui venait de lui poser une question. "Il est tellement agréable", poursuit-il. "Les gens chez moi sont tellement méchants. Regarde ce beau mec, je pourrais le mettre dans un film tout de suite".
Au cours de cette même entrevue, il s'amuse des privilèges que confère la fortune du président émirati, qui vient de prononcer quelques amabilités à voix basse. "Tu vois, quand tu es riche à ce point-là, tu peux te permettre de parler sur un ton aussi bas", lui lance-t-il. "Quand on est si riche, on a une telle confiance en soi que c'est inutile de forcer sur sa voix. C'est génial!".
Fini la cigarette
"Il faut que je prenne un café", lance mardi la Première ministre italienne, Giorgia Meloni, au moment où elle entre dans une session matinale du sommet. "Et une cigarette... ?", lui propose le chancelier allemand Friedrich Merz, manifestement très au fait des habitudes de sa collègue italienne.
"Non, j'ai arrêté", confie-t-elle. Aussitôt gratifiée d'un "bravo" de la présidente de la Commission européenne, Ursula von der Leyen.
"Il y a un mois", précise Giorgia Meloni tandis que le président du Conseil européen António Costa, interrogé par le Premier ministre britannique Keir Starmer, précise qu'il a arrêté il y a bien plus longtemps. "Il y a 21 ans... je n'y suis jamais revenu!". Qui dit mieux?
PSG et Mannschaft
En cette période de Mondial, le football s'est sans surprise invité dans les conversations du Sommet.
Emmanuel Macron, Donald Trump et l'émir du Qatar ont été surpris à parler de la victoire du PSG à la Ligue des Champions, l'émir qatari taquinant le président français, supporter de l'Olympique de Marseille. "Il fait semblant d'être content mais à l'intérieur..."
"Non, je suis content, c'est une équipe française", sourit le président français qui se tourne vers Donald Trump pour lui expliquer que les Qataris sont "les propriétaires du Paris Saint-Germain". "Ils ont fait le doublé! Ils ont gagné deux fois!", explique-t-il au président américain, tout ouïe.
Donald Trump repartira, lui, d'Evian avec, dans sa valise, le maillot de la Mannschaft, l'équipe nationale d'Allemagne, floqué à son nom et du numéro 47 pour 47e président des Etats-Unis. Un cadeau d'anniversaire du chancelier Friedrich Merz, alors que Donald Trump a fêté ses 80 ans dimanche.
Vélo cadeau
Pas beaucoup de déclarations publiques insolites pour Emmanuel Macron, qui préside ce Sommet. En revanche, la présence d'un vélo lors de sa bilatérale avec Donald Trump a suscité quelques interrogations, finalement levées par David Lappartient, le président de l'Union cycliste Internationale (UCI).
"Merci au président @EmmanuelMacron d'avoir choisi de promouvoir les Championnats du monde UCI @hautesavoie2027 lors du sommet du G7 qui se tient à Évian-les-Bains, en France", a-t-il dit dans un message sur X lundi. Les sept chefs d'État ont reçu un vélo personnalisé, à leur nom et aux couleurs de leur pays.