G7

Les parlementaires genevois fédéraux veulent faire payer la France

12.06.2026 19h42 Rédaction

maitre

À quelques jours du sommet du G7 à Évian, le conseiller national genevois Vincent Maitre et ses homologues sous la coupole demandent à la Confédération de renégocier avec la France une participation aux coûts engendrés côté suisse.

Alors que Genève s'apprête à accueillir les délégations du G7 en transit vers Évian, le cvice-président du Centre demande au Conseil fédéral de conclure un arrangement avec Paris.pour participer aux coûts supportés par la Suisse au cours de ce sommet. Sécurité, infrastructures et impact économique sur Genève doivent, selon lui, faire l’objet d’une compensation.

Avec plusieurs collègues de la députation genevoise, il a déposé une motion demandant au Conseil fédéral de conclure un arrangement avec Paris pour prendre en charge «tout ou partie des coûts de sécurité», des frais d'engagement et des dommages, liés au sommet.

Si des discussions ont déjà eu lieu entre Berne et Paris, sans succès, cette motion vise à «faire front» et à donner «une légitimité supplémentaire» au gouvernement suisse dans ses futures négociations avec la France, détaille le politique.

La France doit «participer aux coûts de la fête»

Vincent Maitre rappelle que la Suisse n'est pas organisatrice du sommet. « Nous ne sommes pas partie prenante à ce sommet», souligne-t-il. Pourtant, les infrastructures genevoises, à commencer par l'aéroport, sont fortement sollicitées. «La moindre des choses, c'est que l'État hôte, et d'ailleurs les participants peut-être aussi à ce sommet, participent aux coûts de la fête.»

L'élu genevois ne limite pas la question aux seuls frais de sécurité. Il évoque également les coûts logistiques ainsi que les répercussions économiques pour le canton. «Les commerçants vont subir des pertes de chiffre d'affaires conséquentes», estime-t-il. Pour lui, il existe «des relations de cause à effet directes entre ce sommet et les pertes économiques».

Une rare unité genevoise

La motion est cosignée par une large majorité des élus fédéraux genevois. Un signal fort pour Vincent Maitre. «Les élus genevois, de gauche comme de droite, tirent tous à la même corde», se félicite-t-il. Selon lui, la défense des intérêts du canton dépasse les clivages politiques habituels.

L'élu ne s'attend toutefois pas à une réponse immédiate. Le texte sera traité bien après le sommet. «Il n'y a absolument aucune urgence à régler cette problématique des frais pour l'instant», relève-t-il. Attendre permettra, selon lui, de disposer d'un bilan précis des coûts réellement supportés par la Suisse avant d'entamer de nouvelles discussions avec la France.