Manif anti-G7: Carole-Anne Kast défend l'action policière genevoise
"À mes yeux, le dispositif de maintien de l’ordre a été proche de la perfection", estime la conseillère d'Etat Carole-Anne Kast au sujet de la manifestation anti-G7 de dimanche. Dans un entretien accordé au Temps, la cheffe du Département des institutions et du numérique (DIN) relève que l'action policière a été "très proportionnée".
"La police a tout fait pour minimiser l’impact sur les manifestants pacifiques, si bien que la tête du cortège a pu presque terminer le tour complet du tracé", souligne la conseillère d'Etat. "Il y a toujours eu le souci de la désescalade et une gestion des cas isolés", précise Mme Kast.
Initialement autorisée jusqu'à 22h30, la manifestation a été dissoute peu après 18h00. Une dissolution justifiée, selon la conseillère d'Etat "pour éviter que tout ce monde reste rassemblé au parc Mon Repos avant d’être rejoint par les casseurs. Malheureusement, certains sont restés".
Au lendemain de ce cortège anti-G7, qui a été infiltré par des casseurs, de nombreuses critiques ciblent une nasse mise en place jusque vers 6h00. Ce dispositif visant à effectuer des contrôles empêchait les personnes prises dans le périmètre de partir. Interrogée sur cette opération, elle estime que "ce n’est pas le moment de tirer des conclusions ou des bilans".
"ll faudra reprendre cette question des modalités de la judiciarisation - à savoir l’interpellation et le contrôle d’identité lors d’une situation d’émeute - ultérieurement et analyser le dispositif mis en place", ajoute-t-elle. La coalition No G7 a pour sa part dénoncé un dispositif complètement disproportionné.
«Pas le moment» pour un bilan
La conseillère d'Etat défend aussi le déploiement massif de forces de l'ordre dans le canton. "Cette présence policière a permis que tout reste calme avant la manifestation, contrairement à 2003 où l’essentiel de la casse avait eu lieu la veille au soir sans que les forces de l’ordre ne soient en capacité de l’empêcher", selon Mme Kast.
Dans un communiqué diffusé lundi, le Conseil d'Etat "condamne fermement les actes de vandalisme commis par des casseurs infiltrés dans le cortège". Ces actes sont cependant restés circonscrits aux abords du parcours de la manifestation, relève le gouvernement qui relève aussi que le dispositif de maintien de l'ordre a bien fonctionné.