Un lundi presque comme les autres au lendemain de la manifestation
Au lendemain du cortège de la Grève féministe et de la coalition No G7, le calme est revenu dans les rues genevoises. Les barrages policiers ont disparu et la circulation a repris son cours. Mais quelques traces des débordements de dimanche restent visibles sur le parcours du défilé.
Lundi matin, le pont du Mont-Blanc a retrouvé son visage habituel. Les fourgons blindés, les barrières de sécurité et les dispositifs policiers déployés la veille ont disparu.
À première vue, rien ne laisse deviner que plusieurs milliers de personnes ont manifesté dimanche dans les rues de Genève.
Pourtant, à proximité de la gare routière, les stigmates des débordements demeurent bien visibles. Les traces noircies laissées par l’incendie d’un véhicule marquent encore le sol. L’odeur de caoutchouc brûlé flotte dans l’air. Les flammes ont également endommagé plusieurs vélos stationnés à proximité et fissuré la vitrine d’un commerce voisin sous l’effet de la chaleur.
Vitrines brisées et mobilier urbain endommagé
Plus loin, la vitrine de la Banque du Léman a déjà été recouverte de nouvelles palissades après avoir été dégradée lors du passage du cortège.
Selon le bilan communiqué par la police, onze vitrines et surfaces vitrées ont été endommagées. Parmi elles figurent notamment des établissements bancaires ainsi que plusieurs panneaux publicitaires.
Les dégâts concernent également le mobilier urbain. Huit abribus ont subi des déprédations, dont celui de l’arrêt Lyon. Dès l’aube, les équipes de nettoyage étaient déjà à l’œuvre pour effacer les inscriptions laissées sur les murs et les équipements publics.
L’un des sites les plus touchés se trouve sur l’avenue Giuseppe-Motta. Le bâtiment de PwC présente encore de nombreuses vitres brisées et des projections de peinture visibles depuis la chaussée.
Un bilan globalement jugé positif
Malgré ces dommages, le Département de la sécurité a estimé dimanche que les dégâts restaient limités au regard des tensions observées pendant la manifestation.
Les forces de l’ordre indiquent avoir procédé au contrôle de 549 personnes. 28 d’entre elles ont été conduites dans les locaux de police pour vérification. Trois personnes ont été arrêtées puis auditionnées avant d’être relâchées.
La police affirme par ailleurs ne recenser aucun blessé parmi les manifestants ou les forces de l’ordre.
De son côté, la coalition No G7 évoque de possibles blessures liées à l’utilisation de grenades lacrymogènes lors des interventions policières.
Malgré ces divergences, tant les autorités cantonales que les organisateurs tirent un bilan globalement positif de cette journée de mobilisation. Elle aura rassemblé entre 20'000 et 30'000 personnes, selon les chiffres de la police ou des organisateurs.