Genève

Conflit israélo-palestinien : les populations sont inquiètes

20.05.2021 19h39 Rédaction

conflit

La diplomatie internationale s'active pour tenter de mettre un terme à l'escalade militaire meurtrière entre Israël et le Hamas palestinien au pouvoir dans la bande de Gaza. Des deux côtés, les civils sont inquiets.

Les frappes se poursuivent sur un territoire très petit. Gaza et Tel Aviv ou encore la banlieue de Jérusalem se situent à 70 km, c’est moins que la distance entre Genève et Vevey. Dans les témoignages recueillis par Delphine Palma, on sent que les populations souhaitent un retour à la Paix. Premier temoin Dans la ville de Gaza, celui de Abdel Nasser, un enseignant en français dont la maison a été bombardée. « La situation est déjà terrible, raconte-t-il. Tout est déjà détruit : les rues, les bâtiments. Il n’y a plus d’électricité, plus d’eau. Les gens sont déjà tous dans les rues. »

Aucun côté n’est épargné

Et coté Israelien, la population espère un cessez-le-feu. À Tel Aviv, on est pourtant habitué à vivre avec ces tensions. Yo Hav est fiancé avec une suissesse et aujourd’hui il redoute surtout la tension entre communautés en Israël. « Des citoyens qui ont de la sympathie pour le Hamas organisent des émeutes. Le fait qu’il y ait le conflit en ce moment fait qu’ils sont contre nous et ça, c’est nouveau. »

Dans la banlieue de Jérusalem dans la ville de Neve Shalom (l’oasis de la paix), les deux peuples vivent ensemble depuis toujours. Evi, une Suissesse originaire de Zurich vit en Israël depuis l’âge de 19 ans. Elle confie  qu’elle n’attend qu’une chose, le retour de la paix. « Ici, les jeunes sont éduqués ensemble. C’est une éducation pluralistique. On choisit de vivre ensemble. »

« C’est extrêmement compliqué. C’est beaucoup plus important que ce que l’on a vu en 2014 et en 2009 »

Les ONG s'inquiètent. Médecins sans frontières fait savoir qu’une de ses équipes de s’est vu refuser la permission de passer d’Israël à Gaza pour assister les 1400 personnes blessées et des dizaines de milliers de personnes déplacées. « Après 8 jours de fermeture et de bombardements incessants, ce qui est infernal pour la population, ce n’est plus tenable », réagit Christian Cardon, directeur adjoint des opérations au CICR aux Proche-Orient et Moyen-Orient.