Genève

Le Salon de l'auto est (encore) reporté

07.10.2021 16h34 Rédaction

image

L'édition 2022 du Salon de l'auto de Genève, agendée du 19 au 27 février prochain, n'aura finalement pas lieu. Une semaine après avoir donné le feu vert à la manifestation, la direction du Geneva international Motor Show (GIMS) a décidé de la reporter à 2023 en raison de la situation difficile qu'affronte actuellement l'industrie automobile.

Le report reflète une situation conjoncturelle difficile pour les constructeurs automobiles, ceux-ci ayant vu s'ajouter aux difficultés liées à la pandémie de coronavirus celles consécutives à la livraison de composants électronique, laquelle pénalise la production et donc les livraisons de véhicules, a expliqué M. Mesquita. Dans de telles conditions, il devient difficile de présenter de nouveaux modèles, alors que leur disponibilté ne peut pas être assurée.

L'évolution a conduit plusieurs exposants à renoncer à participer au salon de l'auto en 2022. D'autre part, des marques importantes n'étaient pas disposées à participer, selon M. Mesquita. Ce revirement intervient alors que le conseil de fondation avait donné la semaine dernière son feu vert à l'édition 2022, après les annulations intervenues en 2020 et 2021 en raison de la pandémie de Covid-19.

Vendredi dernier, M. Mesquita avait évoqué une décision "entrepreneuriale courageuse", prise dans un "contexte fragile" en raison de la persistance de la pandémie et des difficultés auxquelles fait face l'industrie automobile. La direction avait fait part de 60 inscriptions, dont Audi, Renault, Skoda, Seat et KIA. Toutefois, de grands noms manquaient à l'appel, comme par exemple les marques de Stellantis, le groupe qui réunit les marques Peugeot, Citroën, Opel, Fiat, Alfa Romeo ou encore Maserati.

(Avec ATS)

Le directeur du Salon explique l’annulation de l’édition 2022: «Le salon représente un secteur automobile et ce secteur est face à des challenges extrêmement importants. Il a toujours les effets de la pandémie, mais aussi le ralentissement des livraisons des composants électroniques. On est dans un contexte qui rend l’organisation d’un salon extrêmement fragile. On n’a pas suffisamment d’exposants pour faire un salon.» En effet, seulement 60 marques étaient inscrites, contre plus de 150 d’habitude. C’est la troisième édition consécutive sans salon, «c’est un miracle que l’on ait survécu aujourd’hui. On a réussi à relever le défi financier.»

Pourtant le salon n’est pas encore mort. «Il faut que l’on se refocalise sur notre projet et que l’on fédère. Le challenge est haut. Mais aujourd’hui, les messages que l’on a reçus sont surtout des messages d’encouragement pour 2023.»