Culture

Au Théâtre de la Parfumerie, l’opéra «Nour» raconte l’exil arménien

15.01.2026 19h30 Rédaction

Portée par l’Opéra Théâtre et mise en scène par Michèle Cart, l’œuvre a été créée à l’origine pour la commémoration du centenaire du génocide des arméniens. À voir jusqu’au 25 janvier.

En arménien, la grenade se dit nour. C’est surtout un symbole de la fertilité, de la prospérité, de l’amour et de la vie, explique Michèle Cart. Dans son opéra, c’est le nom d’une fille qui est au cœur de cet opéra, où son grand-père Ovanes lui raconte son histoire, depuis avril 1915 jusqu’à son arrivée à Marseille puis à Paris.

À la mise en scène, Michèle Cart revendique une portée universelle. «Ça part d’une histoire arménienne, mais ça veut parler de tous les peuples écorchés, hier comme aujourd’hui», explique-t-elle. Immigration, déracinement, famille et résilience traversent l’œuvre, en résonance avec l’actualité internationale.

Une distribution engagée

Le rôle du grand-père est incarné par Armen Godel, comédien aux origines arméniennes, dont la famille a été directement touchée par le génocide. Un choix assumé par la metteuse en scène, qui souhaitait un interprète intimement lié à cette histoire. La Maîtrise du Conservatoire populaire complète la distribution, accompagnée d’un ensemble instrumental.

Parmi ses membres, Tayma Davidshoffer tient également un rôle parlé, celui de Loucine, la fille de Nour. «Je lui demande de raconter l’histoire de notre famille», glisse-t-elle. La jeune chanteuse a, elle aussi, des origines arméniennes.

Joué dans le cadre singulier du Théâtre de la Parfumerie, «Nour» se découvre jusqu’au 25 janvier.