«Code Critique», une BD pour raconter la Genève internationale aux jeunes
La Fondation pour Genève publie «Code Critique», une bande dessinée destinée à sensibiliser les jeunes à la coopération internationale et aux enjeux liés à l’intelligence artificielle. Déjà diffusé dans plus de 15 cantons, l’ouvrage s’accompagne d’ateliers pédagogiques.
Comment expliquer la Genève internationale à des adolescents sans passer par un manuel d’histoire? Pour ses 50 ans, la Fondation pour Genève a choisi la bande dessinée. Avec «Code Critique», elle veut donner aux jeunes des clés pour comprendre la coopération internationale, tout en abordant un autre sujet bien présent dans leur quotidien: l’intelligence artificielle.
«Les jeunes sont les citoyens de demain, les électeurs de demain», souligne Fabrice Eggly, directeur. La Fondation pour Genève est partie du constat qu’à la sortie du système scolaire, beaucoup connaissent encore mal le rôle des organisations internationales présentes à Genève et les mécanismes de la coopération internationale.
L’intelligence artificielle comme fil rouge
Pour rendre ces thèmes accessibles, Fabian Menor a imaginé une histoire portée par quatre jeunes aux profils différents. L’intelligence artificielle y joue un rôle central et permet d’aborder des questions économiques, sociales ou encore éthiques.
Le dessinateur explique avoir dû faire des choix parmi les nombreuses institutions et thématiques possibles. Genevois, il a aussi puisé dans sa propre expérience de la ville et dans les questions qu’il se posait en grandissant. Plusieurs lieux emblématiques du canton apparaissent ainsi au fil des pages.
Le défi était aussi de rester crédible face à une technologie qui évolue extrêmement vite. «Quand on écrit quelque chose d’un peu de science-fiction, on risque d’être dépassé par la réalité», relève Fabian Menor. Certains événements imaginés lors de l’écriture se seraient d’ailleurs rapprochés de la réalité en l’espace d’une année.
4'000 exemplaires déjà envoyés
«Code Critique» ne doit pas rester cantonné aux librairies. La bande dessinée a été pensée comme un véritable outil pédagogique. Elle existe en français, anglais, allemand et italien et doit notamment être diffusée dans les classes du secondaire I et II à Genève.
La Fondation pour Genève travaille avec le DIP, l’Association Genevoise des Écoles Privées et la Fondation Eduki. Des ateliers ont également été développés autour de la coopération internationale, du multilatéralisme et de l’intelligence artificielle. L’ambition dépasse déjà Genève: 4'000 exemplaires ont été envoyés dans plus de 15 cantons suisses. La Fondation souhaite désormais poursuivre la diffusion outre-Sarine et au Tessin.
Pour Fabrice Eggly, le message de l’ouvrage tient en deux axes: mieux faire connaître Genève comme centre majeur de la coopération internationale et inviter les jeunes à réfléchir aux risques comme aux opportunités de l’intelligence artificielle.