Grand Juillet, le nouveau festival qui fait dialoguer littérature et terroir genevois
Rencontres avec des écrivains, ateliers d'écriture, lectures, repas ou balades: Genève accueille depuis une semaine la première édition de Grand Juillet. Réparti sur une vingtaine de lieux, ce nouveau festival veut créer des rencontres entre auteurs, lecteurs et terroir. Les festivités se poursuivent jusqu'à dimanche.
À la ferme de Budé, les cultures maraîchères côtoient une dizaine d’écrivains en herbe. Quelques hommes et surtout des femmes de tous âges prennent part à un atelier d’écriture. À quelques mètres de là, un autre atelier invite le public à découvrir l'écriture braille.
«Les personnes peuvent exprimer des émotions qu'elles ne disent pas forcément au quotidien. Et le partage des textes est très riche, parce qu'on se découvre mutuellement. Ce sont de vraies rencontres», explique Denise Martin, animatrice de l’atelier d’écriture.
Cette idée irrigue toute la programmation du festival.
Faire dialoguer littérature et territoire
Pour les organisateurs, Grand Juillet ne se résume pas à une succession de rencontres littéraires. Le festival veut aussi mettre en valeur le terroir genevois.
«Nous voulions montrer que la littérature est un univers parfait pour se rencontrer autour d'une table, autour d'un verre ou d'une fête. Et nous avions aussi envie de rapprocher les auteurs du monde des fermes, des caves et des paysans. Finalement, travailler la terre et écrire se rejoignent beaucoup» raconte Karelle Ménine, directrice de Grand Juillet.
À la ferme de Budé, les livres côtoient ainsi les produits du terroir. Une manière d'ancrer la littérature dans le travail de la terre.
Prendre le temps des échanges
Le festival revendique un format volontairement intimiste.
«L'enjeu était de ralentir, d'inviter moins de monde mais autrement. Nous avons réuni une vingtaine d'auteurs, locaux comme internationaux, pour qu'ils puissent vraiment échanger entre eux. Qu'un auteur genevois puisse passer une soirée avec un prix Goncourt, par exemple» résume la directrice de l’événement.
Au GAMMAH, l'espace culturel du Musée d'art et d'histoire, l'auteur belge Jean-Marc Turine est venu présenter son ouvrage consacré à Marguerite Duras.
«C'est magnifique de pouvoir parler de ce que l'on écrit. La littérature est une porte vers l'imaginaire, vers l'autre, vers l'accueil. Des rencontres comme celles-ci, il faut les préserver» s’enthousiasme l’écrivain.
Rendez-vous jusqu'à dimanche
Grand Juillet se poursuit jusqu'à dimanche.
Au programme figurent encore plusieurs lectures, notamment avec Sandrine Bonnaire et Patrick Chamoiseau. Les organisateurs donnent d'ores et déjà rendez-vous au public pour une deuxième édition, prévue en juillet 2027.