La Bâtie célèbre sa 50e édition au musée Ariana
Le festival de la Bâtie vient de débuter. Cette année pour célébrer sa 50e édition, la manifestation a imaginé un lieu central au Musée de la céramique et du verre.
Mardi soir, le Musée Ariana et le parc qui l’entoure prennent vie. Des centaines de spectateurs sont présents pour la première soirée du festival de la Bâtie. «L’idée, c'est de surprendre un petit peu le public en lui proposant une invitation dans un endroit qui ne fréquente pas forcément au quotidien, mais qui mérite vraiment d'être découvert, raconte Stéphane Malfettes, directeur général et artistique. Et le fait d'aller en extérieur dans un parc, c'est aussi un hommage à l'esprit fondateur du festival.»
En 1977, c’est en effet au parc de la Bâtie que prenait vie ce rendez-vous marquant des rentrées culturelles genevoises. Des bords de l’Arve au quartier des Nations, 50 éditions et une volonté d’imposer la culture sur le territoire tout en respectant l’ADN des lieux visités.
«Tout l'enjeu, c'était de faire rencontrer deux identités. L'identité d'un festival des années 70, qui a été plutôt construit par des jeunes qui voulaient manifester une contre-culture, qui doit rencontrer un lieu beaucoup plus institutionnel, en tout cas en apparence, qui est ce vieux musée», déclare Bertrand Mazeirat, directeur de l’Ariana.
Symbole de cette convergence, la performance de Julian Vogel qui fait de la céramique un vecteur de création scénique: «Je voulais quelque chose que les gens peuvent toucher, que peuvent rentrer dedans, prendre différents angles, points de vue, etc.»
Des expériences différentes
Julian Vogel a aussi créé « Crescendo », cette immense installation qui sert de cadre à sa performance et qui accueille également d’autres artistes tout au long du festival.
Pour la Bâtie, le BÉABA, ce lieu éphémère à l’Ariana, c’est aussi une façon de sortir du cadre rigide des salles de spectacle: «On n'a rien inventé de mieux qu'un théâtre pour y faire du théâtre. Et en même temps, c'est tellement génial quand on va aussi voir du théâtre ailleurs que dans un théâtre. Ce n’est pas du tout pour être exclusif ou faire les choses opposées les unes aux autres. C'est plutôt vivre des expériences différentes avec aussi des projets artistiques différents.»
La Bâtie au Musée Ariana, c’est à vivre jusqu’au 13 septembre.