La Société des Arts célèbre 250 ans de création par le dessin
La Société des Arts fête cette année ses 250 ans. Pour marquer cet anniversaire, l’institution genevoise présente «Penser par le trait», une exposition de 250 dessins puisés dans une collection de 18’000 œuvres. Beaux-arts, architecture, industrie ou botanique: le parcours montre comment le dessin accompagne son histoire depuis deux siècles et demi.
250 ans, 250 dessins. Pour son anniversaire, la Société des Arts a choisi un fil rouge qui traverse toute son histoire: le trait.
«C’est un peu l’ADN de la Société des Arts», explique Etienne Lachat, le Secrétaire général de l’institution. «Grâce au dessin, on aborde tous les aspects de l’identité de la Société des Arts, des beaux-arts aux arts appliqués, de l’industrie à la botanique» se réjouit-il.
De l’apprentissage aux grands artistes
Le parcours revient d’abord sur la place du dessin dans l’enseignement artistique. En 1778, la Société des Arts reprend la gestion de l’école de dessin. Une étude d’Abraham Bouvier, réalisée au début du XIXe siècle à partir d’une statue en plâtre, témoigne de cet apprentissage académique.
Au fil du temps, la collection s’enrichit aussi d’œuvres d’artistes reconnus. Parmi elles, une aquarelle de Ferdinand Hodler datant de 1887. Elle est liée aux concours de peinture organisés par la Société des Arts: les artistes primés devaient remettre à l’institution un dessin témoin de leur travail.
Un fonctionnement qui a permis de constituer progressivement une importante collection graphique.
Le dessin au-delà des beaux-arts
«Penser par le trait» ne se limite toutefois pas au dessin artistique. L’exposition montre son utilisation dans l’industrie, notamment horlogère, mais aussi dans l’innovation technique, la botanique ou encore l’architecture.
«L’idée, c’est de montrer comment le dessin est utile à beaucoup de domaines», souligne Silvia Zuccherini Martello, commissaire de l'exposition et conservatrice des collections de la Société des Arts. Pour les architectes, le trait devient par exemple un outil de réflexion permettant d’imaginer librement un bâtiment avant même d’aboutir à un projet définitif.
Faire dialoguer 250 ans de création
L’exposition a été conçue par Silvia Zuccherini, l’artiste Tom Tirabosco et l’écrivain Nicolas Buri. Les trois commissaires ont également souhaité confronter les pièces historiques à la création actuelle.
«Enrichir la collection de pièces contemporaines était l’une des lignes directrices de l’exposition. L’idée était de faire dialoguer les artistes contemporains avec ceux de la collection» explique Nicolas Buri
«Penser par le trait» sera à découvrir du 18 septembre au 19 décembre au Palais de l’Athénée, à Genève.