La fondation Martin Bodmer reprend vie
C'est une véritable plongée dans l'histoire de la pensée humaine. Après plusieurs années de travaux, la fondation Martin Bodmer réouvre ses portes au public avec une exposition permanente inédite.
«Nous avons pu découvrir des objets qui n'avaient jamais été montrés et trouver des caractères à ces objets qui leur font mériter d'être à leur tour sous les feux des projecteurs», lance le directeur de la fondation, Jacques Berchtold. Pour cette exposition de réouverture, 80% des objets sont présentés pour la première fois au public.
L'occasion d'aborder des thématiques nouvelles et de raconter 5’000 ans d'histoire des civilisations mésopotamiennes et égyptiennes aux grands écrits contemporains. «L'écriture, va naître d'un besoin dans les premiers états à émerger, les cités-États mésopotamiennes notamment, explique le vice-directeur, Nicolas Ducimetière. Ce que nous voulions en fait, c'est montrer comment ce caractère cunéiforme en forme de clou, qui va être gravé dans l'argile de tablette, mais également gravé sur des supports de pierre, a réussi à se décliner sur des supports totalement différents.»
L'exposition présente près de 250 livres et objets d'exception. Mais dans les centaines de pages que contient chaque ouvrage, comment choisir celles qui seront exposées aux yeux du public? «Nous essayons, dans la mesure du possible, de varier justement les pages sélectionnées et présentées de manière à ce qu'elles apportent une variété intéressante aux yeux du public», ajoute Nicolas Ducimetière.
Des espaces repensés, une accessibilité renforcée, des conditions de travail du personnel améliorées, l'ensemble de ses travaux vont bien au-delà de l'exposition, avec un but commun, continuer à transmettre ce précieux patrimoine le plus largement possible: «À quoi bon une bibliothèque si elle n'est pas lue par des générations nouvelles?», glisse Jacques Berchtold. Cette réouverture marque un nouveau chapitre tout en poursuivant la mission initiée par Martin Bodmer.