«Là où se tondent les bêtes», Alexandre Schild en première à Winterthur
Le réalisateur genevois Alexandre Schild présente cette semaine à Winterthur son court-métrage «Là où se tondent les bêtes». Un film tourné à Choulex, où il explore les liens entre héritage et fraternité… à travers la coiffure.
«Là où se tondent les bêtes» sera présenté en première mondiale au Festival international du court métrage de Winterthur qui démarre ce mardi. À 26 ans, Alexandre Schild signe un court-métrage sensible et symbolique. «On a tourné ça dans une ferme près d’où j’habite, à Choulex, raconte Alexandre Schild. C’est un film de quinze minutes qui parle de fraternité, d’héritage, et tout ça dans le milieu rural.»
Le réalisateur s’attarde sur un motif récurrent: la coiffure. «C’est une thématique dont je suis très sensible depuis longtemps. J’ai voulu dépeindre le rapport masculin à travers le prisme de la coiffure, comment les garçons et les hommes se regardent», explique-t-il.
Un jeu de symboles qui fait écho à la tonte des animaux: «Je parle de différentes manières de tondre les animaux et de tondre les hommes.»
Une histoire de cheveux... et de passion
Tourné en 16 millimètres, un trait récurrent lors des productions du Genevois, ce film s’inscrit dans une démarche artisanale. «La pellicule me rassure, à l’ère du tout numérique, elle impose une concentration et une rigueur que j’aime beaucoup», confie Alexandre Schild.
Côté casting, on retrouve Cyril Metzger, déjà remarqué dans Winter Palace. «Cyril est un ami de longue date. Et c’est son vrai père, Yvan Metzger (n’étant pas comédien) qui joue à ses côté», précise le réalisateur.
«Là où se tondent les bêtes» marque une étape de plus pour ce cinéaste produit par Point Prod, qui travaille déjà sur son premier long métrage: «La thématique de la coiffure est née en parallèle de ce projet plus ambitieux, que je développe actuellement»
Le tournage du long n’est pas encore daté. «On est encore en développement, step by step», sourit Alexandre Schild. Mais une chose est sûre: à Winterthur, le Genevois est en plein sur la bonne voie, celle du cinéma suisse.