Le 31e GIFF guidé par la créativité et l'immersion de l'audiovisuel
À quelques semaines de l’ouverture du Geneva International Film Festival (GIFF), sa directrice générale et artistique Anaïs Emery détaille cette 31e édition, où le cinéma côtoie les expériences immersives et les créations musicales augmentées. Le festival se tiendra du 31 octobre au 9 novembre.
«La créativité est au centre de notre programme cette année, sous différents aspects, mais à 360 degrés de la fiction audiovisuelle», affirme Anaïs Emery. La directrice du GIFF promet une édition foisonnante, entre fiction, nouvelles technologies et expériences.
Le festival, qui investira plusieurs lieux genevois, ce n’est pas que du cinéma ou des séries, il s’impose comme un rendez-vous de l’audiovisuel au sens large. «On représente tous les formats, jusqu’aux œuvres immersives en réalité virtuelle qu’on peut vivre seul ou à plusieurs», explique Anaïs Emery.
Premières internationales, toujours au programme
Outre la créativité, autre axe fort: la musique. En collaboration avec l’Ensemble Contrechamps, une trentaine de concerts hybrides auront lieu au Temple de Plainpalais. «Le public pourra écouter un orchestre tout en portant un casque de réalité virtuelle. Les compositeurs et compositrices ont créé des images pour accompagner leurs œuvres. Ce sera multisensoriel», précise la directrice artistique.
Le festival conserve aussi son esprit de primeur. «On montre des films qui viennent de toute la planète, certains en premières internationales», souligne la directrice. Le réalisateur britannique Stephen Frears, auteur de The Queen ou Les Liaisons Dangereuses, recevra cette année le prix «Films & Beyond».
La création suisse sera également à l’honneur avec des séries comme «Intraçable», un techno-thriller produit par la RTS, ou «En route pour Broadway», un documentaire lausannois sur une comédie musicale amateur. «Ces séries montrent à quel point notre pays est dynamique en termes d’audiovisuel» se réjouit Anaïs Emery. Le GIFF et l'audiovisuel helvétique semblent encore avoir de beaux jours à venir.
Trente et une éditions après sa création, le GIFF reste en mouvement. «C’est un festival fluide, qui explore sans cesse de nouvelles formes. Ce qui me réjouit, c’est de voir le public passer d’un format à l’autre, d’un film à une expérience immersive», confie Anaïs Emery.
Et de conclure: «On parle beaucoup des chiffres du cinéma depuis le Covid, mais pas assez de sa magie. Le GIFF rappelle à quel point c’est une expérience collective.»