Culture

Marie-Françoise de Tassigny plaide pour un retour à l’éveil par les jeux

04.11.2025 18h45 Rédaction

L’ancienne directrice du service de la Petite enfance de la Ville de Genève publie Il faut laisser rêver l’enfant, à destination des parents et des institutions.

«L’ennui est extrêmement créatif.» Marie-Françoise de Tassigny en est convaincue. Son ouvrage Il faut laisser rêver l’enfant, paru aux Éditions Suzanne Hurtère, est né d’un constat personnel: c’est son enfance qui l’a menée à consacrer sa vie aux tout-petits. Celle qui a dirigé le service de la Petite Enfance de la Ville de Genève s’inquiète aujourd’hui d’une jeunesse happée trop tôt par les écrans.

«L’envahissement des jeux électroniques règne beaucoup sur la toute-petite enfance. Même à moins de deux ans, des enfants dans les poussettes pianotent déjà sur une tablette», témoigne-t-elle. Une évolution qui la pousse à rappeler l’importance du jeu libre, du bricolage, du rêve et du désordre créatif. «Il faut leur laisser des espaces et ne pas les surcharger d’activités», insiste-t-elle.

Le livre mêle témoignages et souvenirs, ceux d’amis, d’artistes, de grands-parents. On y retrouve notamment la plume de Lydie Salvayre. À travers ces récits, Marie-Françoise de Tassigny exhorte parents et institutions à «laisser l’enfant créer et rêver». Car, dit-elle, «les enfants ont besoin d’un espace à eux».