Culture

“Mémoire du feu”, ou cinq siècles d’histoire vivante de l’Amérique latine

26.09.2025 19h05 Rédaction

Le théâtre de la Parfumerie accueille “Mémoire du feu” jusqu’au 19 octobre, une création d’après l’œuvre d’Eduardo Galeano, mise en scène par Patrick Mohr. Un spectacle total, entre récit, musique et participation du public.

Cinq artistes venus de Cuba, du Venezuela et de Suisse font revivre cinq siècles d’histoire de l’Amérique latine. De la cosmogonie des peuples autochtones aux dictatures contemporaines, ce sont 1’295 histoires qui se succèdent, donnant autant de place aux anonymes qu’aux grandes figures. «C’est un travail qui se fait en espagnol, en français, avec de la musique et des projections d’images», résume Patrick Mohr.

Le public est installé dans des hamacs, en cercle autour des comédiens. Chacun est invité à lire des textes, chanter ou même danser sur scène. L’expérience se veut immersive, loin du théâtre frontal classique. «On est ensemble pour réfléchir à cette histoire de l’Amérique latine, qui nous renvoie à notre histoire actuelle», ajoute Patrick Mohr. La musique occupe une place centrale, portée par Roly Berrio, représentant de la nueva trova cubana, et par des artistes tels qu’Amanda Cepero, Victor Cova Correa et Denis Favrichon.

Poésie et engagement se croisent dans cette fresque vivante. Entre contes, récits de vie et moments historiques, “Mémoire du feu” entend questionner la mémoire collective et l’actualité. «Je viens d’un type de théâtre engagé. Mais il nous faut pas que l’engagement soit didactique et ennuyeux. Il faut qu’on puisse à la fois porter des paroles fortes, mais d’une manière qui soit agréable, pas donneuse de leçons», conclut Patrick Mohr.