Culture

On The Water Festival voit plus grand et remet le son à flot sur la Rade

07.08.2026 18h22 Rédaction

on the water

Le festival de musique électronique gratuit et inédit en Suisse revient samedi pour une deuxième édition. Après le succès rencontré l'an dernier, les organisateurs voient plus grand, avec une véritable scène flottante, un système sonore à 360 degrés et une programmation étoffée.

Né presque sur un coup de tête, On The Water Festival est déjà devenu un rendez-vous à part sur le Léman. Samedi, de 13h à 20h, la manifestation gratuite retrouvera la Rade pour une deuxième édition.

«Le concept, c'est simple: c'est une scène flottante, de la musique électro, les gens viennent, c'est gratuit, c'est ouvert à tout le monde», résume Stéphane Monbaron. Pour rejoindre le festival, il faut toutefois venir avec une embarcation autorisée: bateau, paddle, pédalo, kayak ou encore bateau à rame.

Le succès de la première édition avait largement dépassé les attentes des organisateurs. «Quand on repense à la première idée, qui était juste de faire un petit rassemblement, un DJ set sur l'eau avec seulement un bateau et puis Stéphane et moi, et qu'on voit à quoi ça a amené, c'est stratosphérique», raconte Adrien Meyer.

Une véritable scène flottante

Cette année, le festival change d'échelle. Le catamaran utilisé lors de la première édition laisse place à une véritable scène installée sur l’eau. «C'est vraiment une vraie scène sur une barge construite de A à Z», explique Adrien Meyer.

La structure bénéficiera surtout d'un système de sonorisation à 360 degrés. «Les bateaux, les festivaliers, les pédalos, les kayaks peuvent vraiment se placer où ils veulent. Ils entendront le son à la perfection de n'importe quel endroit», promet l'organisateur.

Un dispositif de bouées doit être installé autour de la scène afin de maintenir une distance de sécurité avec le public. «Un petit peu comme dans les concerts terrestres, on doit vraiment sécuriser la zone», précise Stéphane Monbaron.

La programmation est également renforcée. Plus d’artistes avec des DJ sets plus longs, le tout pour des horaires élargis. Le festival se terminera suffisamment tôt pour permettre aux participants de regagner la rive avant la nuit. «On finit un peu plus tôt pour que les différentes embarcations puissent rentrer en toute sécurité», souligne Adrien Meyer.

Sécurité renforcée sur le lac

Les organisateurs insistent également sur les règles de navigation. Les engins de plage, limités à une distance de 150 mètres de la rive, ne peuvent pas rejoindre la manifestation. Les utilisateurs de paddle doivent disposer d'un gilet de flottaison au-delà de 300 mètres des rives. «Il faut l'avoir sur l'embarcation, et un gilet par personne embarquée», rappelle Stéphane Monbaron.

Un service de sécurité composé de bénévoles et d'anciens professionnels du lac sera mobilisé. Des sociétés de sauvetage du Léman, la police et les services de secours doivent également assurer une surveillance. «Il y aura aussi un médecin sur place avec une équipe», précisent les organisateurs. L'ensemble des prérequis pour venir au festival sont à retrouver sur le site du festival.

Un événement gratuit qui cherche des soutiens

On The Water Festival est porté par une association à but non lucratif. Les organisateurs tiennent à conserver un accès gratuit, mais ce modèle repose largement sur les dons et les sponsors. «Pour nous financer, nous devons faire des appels à des dons, donc des dons privés, des dons publics également, des sponsors» explique Stéphane Monbaron.

Le festival s'est également associé à la Fondation Léman Hope, engagée auprès d'enfants ayant été atteints d'un cancer. Une partie de l'appel aux dons doit également soutenir ses activités.

Des festivaliers venus de loin

Le concept commence enfin à dépasser largement les frontières genevoises. «On a reçu beaucoup de messages de festivaliers qui viennent depuis la France, depuis l'Espagne, il y en a qui viennent même depuis Prague», affirme Adrien Meyer.

Quant à imaginer déjà la suite de l'aventure, au-delà de Genève, les organisateurs restent prudents: «Notre projet d'avenir aujourd'hui, c'est demain. Et ensuite, on discutera de ça», répondent-ils avec le sourire.