Pour son déménagement à Plainpalais, la Revue voit grand
La 134e édition du spectacle satyrique mise sur un grand chapiteau, mise sur de nouvelles personnalités et veut proposer davantage de sketchs. Aperçu à deux mois de la première.
Cap sur Plainpalais. Tel est le titre de cette 134e revue genevoise. Le spectacle satyrique déménage pour la rénovation du Casino Théâtre dans trois chapiteaux sur la plaine. Au menu, une centaine de places supplémentaires, un grand restaurant et un foyer au nom de Claude-Inga Barbey, mais surtout un aménagement spécifique: «La scène est deux fois et demie plus grande qu'au Casino Théâtre, mais il y a beaucoup moins de rangs, il y a beaucoup moins de rangées, glisse Frédéric Hohl. Au Casino Théâtre, c'était une sorte de couloir. Quand vous étiez tout au fond, en gros, vous ne voyez rien du tout. Tandis que là, tout le monde verra très bien. C'est la même proximité qu'on a au Théâtre de Carouge ou à la Comédie de Genève.»
Cette nouvelle scène est un défi pour les comédiens. «On ne peut pas suspendre des décors, il y a tout un système de scénographie qu'on ne peut pas utiliser. On aura une tournette quand même. C'est beaucoup plus grand, donc parfois on se dit qu'on va se perdre, lance Laurent Deshusses. Certains sketchs peuvent passer mieux. C'est comme une choucroute, si on vous la sert le matin à 8h, il y a peu de chances que vous l'appréciez. La même à 8h du soir, vous allez la manger, donc on verra.»
Des nouveaux noms
À la mise en scène, le Neuchâtelois Jean-Luc Barbezat rejoint la troupe. Un aboutissement pour lui: «J'ai fait une quarantaine de revues dans plusieurs cantons. Actuellement, je fais encore une revue dans le canton de Vaud, la revue vaudoise avec le Montreux Comédie. Et tout a commencé ici à Genève, avec Pierre Naftule. L'envie, en tout cas, a commencé ici. Venir à l'âge de 60 ans faire la mise en scène de la Revue, c'est vraiment un honneur.»
À la direction d’écriture, le Strasbourgeois Denis Germain vient également apporter sa plume. «C'est quelqu'un qui a l'habitude d'écrire depuis 30 ans des revues. Donc il a une façon, une méthodologie qui est assez précise, il a une plume assez acerbe, commente Laurent Deshusses. Après c'est vrai qu'autant il peut traiter de l'international, autant de l'actualité locale, c'est un peu plus compliqué, mais surtout il a vraiment l'expérience structurelle pour écrire des sketchs.»
Sur la forme, cette nouvelle édition veut s’enlever l’étiquette de comédie musicale, vue l’année passée: «On se dit qu'on revient vers quelque chose de plus traditionnel, où c'est une suite de sketchs avec des personnages très forts qui fusent, déclare Ylan Assefy-Waterdrinker. Mais on essaie de garder cette efficacité de comédie musicale, qui est que tout est fluide, les transitions se font très rapidement, et essayer de toujours proposer quelque chose qui va savoir vous divertir.» À notre que trois meneuses de revue seront présentes.
Parmi les thèmes annoncés, la manifestation No-G7, les F35 ou encore l’affaire Prime Energy. Pour les voir de vos propres yeux, rendez-vous du 29 octobre au 31 décembre, les places débutent à partir de 30 francs.