Culture

Tannhäuser au Grand Théâtre: entre éclats et réserves

22.09.2025 18h55 Rédaction

Le Grand Théâtre de Genève propose jusqu’au 4 octobre Tannhäuser, opéra de Richard Wagner mis en scène par Michael Talheimer. Une reprise marquée par des conditions particulières et un résultat contrasté, selon le critique Guy Cherqui.

Si Wagner a révisé son œuvre jusqu’à la fin de sa vie, Tannhäuser reste un monument du répertoire romantique. La mise en scène, initialement confiée à Tatjana Gürbaca, a dû être reprise en urgence par Michael Talheimer, qui a travaillé avec des décors et des costumes déjà imposés. «Il faut saluer son effort, mais le résultat est inégal», estime Guy Cherqui, pointant un deuxième acte intéressant, mais des premier et troisième actes moins convaincants.

Côté chant, le critique relève de belles promesses avec Jennifer Davis (Elisabeth) et Viktoria Karkacheva (Vénus). Stéphane Degout (Wolfram von Eschenbach) est jugé «magnifique», tout comme Franz-Josef Selig (Landgrav von Thüringen). Le ténor dans le rôle-titre, Daniel Johansson convainc moins, jugé «un peu braillard».

Musicalement, l’Orchestre de la Suisse romande a brillé. «L’OSR était à un très haut niveau», salue Guy Cherqui, plus réservé sur la direction jugée parfois trop plate, manquant d’intensité dans des moments clés comme l’ouverture ou la bacchanale. Tannhäuser se joue au Grand Théâtre de Genève jusqu’au 4 octobre.