Accord avec la Chine: «une très belle opportunité» pour l’horlogerie
Le nouvel accord de libre-échange entre la Suisse et la Chine est accueilli avec enthousiasme par Nicholas Rudaz, CEO de la maison horlogère genevoise Franck Muller. Il y voit une nouvelle opportunité pour le secteur avec de «très belles perspectives».
Voir disparaître les droits de douane sur 99,8% des exportations suisses vers la Chine réjouit Nicholas Rudaz. Le CEO de Franck Muller évoque cette bonne nouvelle, à l’heure de la reprise après les vacances horlogères : «On aura de belles perspectives en Chine à développer avec Franck Muller».
Pour l’horlogerie genevoise, mais aussi plus largement pour l’économie romande, les conséquences pourraient être importantes. «Ça reste une excellente nouvelle pour le secteur horloger genevois et aussi pour toute la Romandie», souligne Nicholas Rudaz, qui mentionne également les opportunités pour l’industrie pharmaceutique bâloise.
«Un énorme marché»
La Chine représente déjà un débouché majeur pour les entreprises suisses. Pour Franck Muller, Nicholas Rudaz estime toutefois qu’il reste encore une marge de progression: «Ça représente un énorme marché et, pour Franck Muller particulièrement, ça reste un marché qu’on doit encore développer.» Il évoque ainsi «de très, très belles perspectives pour la rentrée».
Cette ouverture intervient alors que les relations commerciales avec les États-Unis restent marquées par les incertitudes autour des droits de douane. Pas question pour autant d’opposer les deux marchés.
«Les États-Unis restent un marché très important, ça on va le garder», insiste Nicholas Rudaz. Pour les horlogers suisses, l’enjeu consiste selon lui à saisir toutes les possibilités: «On a une très belle opportunité de faire un peu plus de business avec la Chine et on se réjouit.»
Pas de désengagement américain
Nicholas Rudaz rejette donc l’idée d’un basculement de l’horlogerie suisse des États-Unis vers la Chine. «On ne peut pas faire un marché sans l’autre. On continue à travailler sur tous les marchés», affirme-t-il. Le marché américain «va rester, bien sûr, très important pour l’horlogerie suisse».
Le CEO de Franck Muller salue également le travail mené par les autorités fédérales et la branche horlogère. «Chez Franck Muller, on est ravis de suivre les directions de la Fédération horlogère et du gouvernement. Donc, on félicite Monsieur Parmelin de ce joli résultat.»