Économie

Genève optimise la gestion du foncier pour soutenir ses industries

08.10.2026 17h30 Rédaction avec ATS

Afin d'assurer l'attractivité économique du canton, Genève soutient les activités industrielles et artisanales. Face à l'exiguïté du territoire, ce soutien passe par une gestion du foncier optimisée afin de répondre aux besoins des entreprises, en particulier en termes de locaux.

C'est dans cette optique que le directeur général de la Fondation pour les terrains industriels (FTI), Guillaume Massard, a présenté jeudi la feuille de route 2026-2030. Une première pour cette entité qui est le bras armé de la politique industrielle du canton. Selon M. Massard, mettre les entreprises au bon endroit relève d'un "sacré jonglage". A Genève, la FTI gère et aménage les périmètres industriels et artisanaux du canton.

La ministre de tutelle, Delphine Bachmann, évoque "un Tetris", soit un puzzle en perpétuel mouvement, à l'instar de la zone du PAV (Praille-Acacias-Vernets). La cheffe du Département de l'économie, de l'emploi et de l'énergie (DEE) a rappelé l'importance du secteur secondaire dans le canton (12% du PIB), quasi identique à celle du secteur bancaire. Les zones industrielles et artisanales (ZIA) regroupent plus de 64'000 collaborateurs répartis au sein de 3400 établissements.

Politique de soutien

Mais l'expansion de ces activités se heurte aux limites territoriales: les ZIA occupent 711 hectares, ce qui correspond à seulement 3% de la surface totale du canton. L'enjeu stratégique pour ce secteur est donc la gestion du foncier, selon Mme Bachmann. La cheffe du DEE rappelle qu'elle a "toujours parlé d'une politique de soutien à l'industrie, autre que les subventions."

Dans un espace où chaque mètre carré compte, l'objectif est d'offrir aux entreprises les conditions requises pour investir, se transformer et rester à Genève. Le défi n'est donc plus d'étendre ces zones, mais de les préserver et d'y maintenir une activité dynamique. Pour y parvenir, la FTI a développé un plan d'action, qui s'inscrit directement dans la stratégie économique du canton.

Quatre axes ont été identifiés pour guider la FTI d'ici 2030. Elle va consolider son rôle d'accompagnement pour développer de nouveaux écoParcs, à l'instar de ce qui existe déjà dans la zone industrielle de Plan-les-Ouates. L'objectif est de mutualiser des infrastructures et des services au sein d'un même périmètre.

Décentraliser

La FTI va aussi miser sur la récolte de données, via un observatoire. Ces informations, qui seront accessibles pour les entreprises, incluent notamment la desserte en matière de mobilité, le prix des loyers ou encore la présence éventuelle de partenaires et concurrents dans un secteur donné.

L'accompagnement des entreprises constitue un autre pilier, la FTI prévoyant de faciliter l'accès à des surfaces adaptées pour les sociétés. Elle va également développer des nouveaux modèles immobiliers pour les PME et structurer activement les relocalisations.

Enfin, la fondation veut aménager des espaces en dehors des zones industrielles historiques pour faire face aux développements urbains. Cette décentralisation ciblera des activités spécifiques telles que le transport de déchets, l'évacuation des matières de chantiers ou encore les paysagistes, afin d'éviter des trajets inutiles à travers le territoire.