Immobilier commercial: Genève reste solide malgré un début d’année au ralenti
Le marché immobilier genevois reste marqué par de fortes disparités. Au premier semestre 2026, la demande demeure soutenue au centre-ville, tandis que certaines zones périphériques affichent davantage de surfaces vacantes, selon Virginia Panetti, consultante chez SPG Partner SA.
Le début d’année a toutefois été marqué par un certain attentisme des entreprises. Face à un contexte économique moins dynamique, celles-ci surveillent davantage leurs coûts et tendent à rester dans leurs locaux plutôt qu’à déménager. Une prudence qui ne remet pas en cause, selon Virginia Panetti, la solidité du marché genevois: «On a un marché qui est résilient.»
La situation reste particulièrement tendue au centre-ville, où les surfaces disponibles sont rares, aussi bien pour les bureaux que pour le commerce. À l’échelle du canton, quelque 170'000 m² de bureaux seraient pourtant vacants. Le taux de vacance atteint 6,6%, un niveau que Virginia Panetti juge «très raisonnable» en comparaison européenne et, nécessaire pour permettre au marché de fonctionner.
Le contraste est particulièrement marqué avec le logement. Le taux de vacance résidentiel ne s’élève qu’à 0,31%. Des conversions de bureaux en logements ont déjà été entreprises, mais cette piste ne peut pas être appliquée à tous les bâtiments, souligne la consultante.
Interrogée enfin sur la votation cantonale du dimanche 27 septembre concernant une modification de la LDTR, Virginia Panetti estime, du point de vue de l’immobilier commercial, que son impact sur le parc locatif devrait rester limité: «On a le sentiment un peu d'une situation qui ne sera peut-être pas aussi conséquente que ce que laissent entendre les débats qui sont plutôt très opposés.» La loi soumise au vote vise notamment à modifier les conditions permettant à certains locataires d’acquérir le logement qu’ils occupent.