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Midterms aux États-Unis: pour Paul Vallet, «Donald Trump a payé son échec à enrayer l'inflation»

04.11.2026 20h00 Rédaction

La vague démocrate aux élections de mi-mandat marque un tournant dans la politique américaine. Pour Paul Vallet, chercheur associé au Centre de politique de sécurité à Genève, le coût de la vie et le rejet de Donald Trump expliquent cette bascule historique.

C’est un séisme bleu aux États-Unis. Les démocrates réalisent une percée majeure lors des élections de mi-mandat, jusqu'à conquérir des bastions républicains comme le Texas. Une ampleur qui surprend Paul Vallet, chercheur associé au Centre de politique de sécurité à Genève. «C'est surtout la pénétration dans de véritables bastions électoraux républicains depuis plusieurs générations qui surprend tout le monde», analyse-t-il.

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Pour le spécialiste, les préoccupations économiques ont largement pesé dans les urnes. «Donald Trump a payé son échec à enrayer» l'inflation, alors que la hausse du coût de la vie avait déjà été déterminante lors de la présidentielle de 2024. Les guerres commerciales ont également pénalisé, selon lui, certains territoires, notamment les régions agricoles du Midwest, privées de débouchés sur le marché chinois. «Ça a été une sorte de tremblement de terre dans ces états», ajoute Paul Vallet

Un Congrès prêt à affronter Donald Trump

Au-delà de l'économie, la personnalité du président américain aurait aussi contribué au revers républicain, lui qui appelait les électeurs à voter «comme s’il était sur le bulletin». Paul Vallet pointe notamment son incapacité à reconnaître ses erreurs et son entourage peu enclin à le contredire.

Face à lui, le Parti démocrate connaît une «renaissance», portée par un renouvellement générationnel, une meilleure écoute sur le terrain et, une stratégie offensive dans des circonscriptions jusque-là considérées comme ingagnables.

Cette nouvelle majorité au Congrès promet une cohabitation mouvementée. Si Donald Trump conserve son droit de veto, les démocrates pourront multiplier les commissions d'enquête et les auditions visant son administration. «On va avoir un Congrès plus activiste. On va aussi voir de gros clashs sur les questions budgétaires et financières», prévient Paul Vallet, qui n'exclut pas de nouveaux shutdowns.

Sur le plan international, les conséquences restent plus incertaines. Un apaisement des tensions commerciales pourrait être envisagé pour freiner l'inflation, mais la politique étrangère américaine demeure notamment suspendue à l'évolution du conflit avec l'Iran. De quoi annoncer une campagne présidentielle de 2028 particulièrement électrique.