Ukraine: au moins deux morts à la suite de frappes russes
Un habitant enlève des débris éparpillés à côté de véhicules détruits, au lendemain d'une attaque russe de missiles et de drones à Kiev vendredi.
Photo: KEYSTONE/AP/Francisco SecoDes frappes russes sur l'Ukraine ont fait sept morts entre vendredi soir et samedi. Des attaques ukrainiennes ont fait six morts en Russie et en territoires occupés. Paris a promis des livraisons d'intercepteurs à Kiev pour contrer les missiles balistiques russes.
La Russie mais aussi l'Ukraine ont intensifié leurs attaques ces dernières semaines, au prix d'un nombre croissant de victimes civiles, alors que les efforts diplomatiques pour mettre fin à plus de quatre ans de conflit sont au point mort.
Ces dernières frappes ont été menées tandis que les secours continuent de fouiller les décombres d'un centre commercial de Kryvyï Rig dans le centre de l'Ukraine, où 16 personnes ont été tuées dans une frappe de drones russes vendredi.
Le président français Emmanuel Macron a annoncé samedi 'l'envoi d'intercepteurs' pour 'donner à l'Ukraine tous les moyens nécessaires pour défendre son ciel', Kiev manquant cruellement de munitions pour ses systèmes intercepteurs pour contrer les missiles à trajectoire balistique russes.
Intercepteurs
En Ukraine, des sirènes d'alerte prévenant de frappes de missiles balistiques russes ont de nouveau retenti en pleine journée samedi à Kiev.
Deux personnes ont été tuées et huit blessées à Boryspil, en banlieue de la capitale, tandis que trois personnes sont mortes et 15 ont été blessés dans la région de Zaporijjia (sud) dans ces salves de frappes russes en pleine journée, selon les autorités régionales. Des frappes nocturnes russes avaient déjà fait deux morts, à Zaporijjia et à Kiev.
L'Ukraine réclame depuis des mois auprès de ses alliés occidentaux des livraisons de missiles intercepteurs américains Patriot, indispensables pour contrer les missiles balistiques russes de plus en plus nombreux et presque impossibles à obtenir depuis l'éclatement de la guerre au Moyen-Orient.
'J'ai annoncé au Président Zelensky le renforcement de notre soutien, avec l'envoi d'intercepteurs', a déclaré Emmanuel Macron sur X. Le président français insiste sur le fait qu'il 'est essentiel que tous les pays qui ont des moyens en leur possession se joignent aussi à cet effort'.
Deuil
Le chef de la diplomatie allemande et le président français ont tous deux accusé la Russie de viser des civils, au lendemain d'une double frappe de drones russes sur un centre commercial de Kryvyï Rig, ville natale du président ukrainien.
Le dernier bilan fait état d'au moins 16 morts et plus d'une centaine de blessés, tandis que trois personnes sont toujours portées disparues, selon les autorités régionales. Ces frappes ont embrasé le centre commercial et poussé des victimes couvertes de sang à courir dans les rues.
M. Zelensky a qualifié une deuxième frappe de drone, survenue environ une demi-heure plus tard, de tentative 'cynique et ignoble' de tuer les premiers secours intervenant.
Des personnes en deuil ont déposé des fleurs et des lettres sur l'herbe devant le centre commercial pour former un mémorial improvisé samedi. Un journaliste de l'AFP a vu des engins empiler des morceaux de métal tordu et carbonisé.
Six morts en Russie et en Crimée
Kiev a promis de répondre après cette attaque sur le centre commercial, l'Ukraine continuant de frapper la Russie et les territoires occupés par Moscou.
Deux personnes sont mortes à Sébastopol, en Crimée annexée par Moscou, dans une frappe de drone ukrainien sur un autobus, selon les autorités locales.
En Russie, 'des infrastructures civiles et des immeubles résidentiels du district de Yeysk ont été la cible d'une frappe de drone', a déclaré Veniamine Kondratiev, le gouverneur de la région de Krasnodar, dans le sud de la Russie, faisant état de deux enfants tués. Le quartier général opérationnel de la région a indiqué plus tard le décès à l'hôpital d'une troisième victime. Une autre attaque de drone ukrainien, dans la région centrale de Samara, a fait un mort, a indiqué le gouverneur local.
/ATS