Boris Cespedes, 487 jours plus tard: «C’est un peu comme le début d’une nouvelle carrière»
Après quinze mois de suspension, Boris Cespedes a retrouvé la compétition. Le Genevois de 31 ans a d’abord rejoué en Coupe de Suisse, avant de fouler vendredi une pelouse de Challenge League avec Étoile Carouge, face au Stade Nyonnais (0-0). Un retour attendu après 487 jours loin du football professionnel.
64e minute de jeu à Colovray. Boris Cespedes quitte le banc et entre sur la pelouse face au Stade Nyonnais. Un geste banal pour un footballeur professionnel, mais qui prend une tout autre dimension pour le milieu genevois. Cela faisait 487 jours qu’il n’avait plus disputé une rencontre à ce niveau.
«Ça m’a manqué. Forcément, c’est quelque chose que je fais depuis tout petit et qu’on m’a empêché de faire pendant un an. Retrouver les terrains, ça fait plaisir», confie-t-il.
Avant ce retour en Challenge League, Cespedes avait déjà renoué avec la compétition quelques jours plus tôt face à Collex-Bossy en Coupe de Suisse. Sa suspension avait officiellement pris fin le 14 août.
Quinze mois loin des terrains
Tout bascule au printemps 2025. Alors engagé avec la sélection bolivienne, Boris Cespedes souffre de nausées liées à l’altitude. Le médecin de l’équipe lui prescrit de l’acétazolamide, une substance figurant sur la liste des produits interdits. Contrôlé positif, le joueur est d’abord suspendu deux ans par la FIFA.
Une sanction contre laquelle il décide de faire recours. En juin dernier, le Tribunal arbitral du sport ramène finalement sa suspension à quinze mois, prenant notamment en compte le fait que le médicament avait été prescrit par l’encadrement médical de la sélection bolivienne.
Une longue période d’incertitude pour le Genevois. «On ne savait pas vraiment combien de temps ça allait durer. Au départ, c’était 24 mois, mais on savait que potentiellement ça pouvait être réduit. C’était vraiment assez dur mentalement de gérer tout ça. »
«Comme le début d’une nouvelle carrière»
Pendant sa suspension, Boris Cespedes n’est pas seulement privé de matchs. Il ne peut plus non plus s’entraîner normalement avec une équipe professionnelle. Course, préparation physique ou encore padel lui permettent de conserver une activité, sans pouvoir remplacer les exigences du terrain.
«Physiquement, j’ai perdu beaucoup. Gentiment, ça commence à revenir. Mais je sais que je peux faire bien mieux que ce que je suis actuellement. J’espère juste retrouver le niveau qui était le mien avant la suspension.»
Son arrivée à Étoile Carouge lui permet surtout de retrouver un quotidien qu’il pensait avoir perdu. Le vestiaire, les entraînements collectifs et la compétition.
«Pour moi, c’est un peu comme le début d’une nouvelle carrière parce que je pensais que c’était fini. Être dans un vestiaire, c’est difficile à expliquer, mais toutes les personnes qui en ont connu un le savent : c’est vraiment unique.»
À 31 ans, Boris Cespedes possède pourtant une solide expérience du football professionnel. Passé notamment par Servette et Yverdon, il compte plus de 200 rencontres au plus haut niveau et était encore titulaire en Super League avant sa suspension.
Quinze mois plus tard, le Genevois doit désormais retrouver ses sensations, son rythme et sa condition physique. Presque repartir de zéro, avec l’objectif de prouver que sa carrière professionnelle a encore des chapitres à écrire.
«Aujourd’hui, j’essaie de retrouver la forme, retrouver mes sensations et j’espère que ça va revenir petit à petit.»