Coupe de Suisse: Collex-Bossy rêve d’un exploit face à Étoile Carouge
Quinze ans après sa dernière apparition en Coupe de Suisse, le FC Collex-Bossy retrouve la compétition samedi face à Étoile Carouge. Un derby genevois aux allures de fête, avec l’espoir de faire douter le pensionnaire de Challenge League.
Le stade Marc Burdet s’apprête à vivre une soirée particulière. Samedi à 19h00, Collex-Bossy accueille Étoile Carouge en 32es de finale de la Coupe de Suisse. Pour le président Mehdi Derouazi, l’affiche est plaisante : «On a d’excellentes relations avec Étoile Carouge. On se connaît tous, on est tous des amis. Pour un premier tour de Coupe de Suisse, tomber contre Carouge, c’est assez génial pour nous.»
La proximité entre les deux clubs simplifie aussi considérablement l’organisation. Pas de dispositif sécuritaire hors norme à prévoir. «Ils n’ont pas un historique de spectateurs agressifs ou à risque. C’est vraiment comme si on accueillait une équipe de Première Ligue. Ce sera vraiment festif et on se réjouit de les accueillir chez nous», souligne le président des Chevaliers
«Pourquoi pas nous?»
Dans le vestiaire aussi, l’excitation domine. Le capitaine Nicolas Lhoneux évoque «beaucoup de réjouissance» avant ce rendez-vous qui sort de l’ordinaire. Les liens entre les deux formations sont nombreux, plusieurs joueurs ayant porté les couleurs des deux clubs.
Ancien Stellien lui-même, le capitaine veut surtout profiter de l’événement, sans complexe malgré les trois divisions qui séparent les deux équipes. «On n’a pas forcément de pression. On a juste la pression personnelle de vouloir produire une performance satisfaisante pour le groupe et pour les gens qui vont venir nous voir.»
Le plan est clair: résister et faire douter Étoile Carouge le plus longtemps possible. «Le but, c’est de leur donner un peu des maux de tête, qu’ils se creusent la tête pour savoir comment passer notre bloc», explique le capitaine. Collex-Bossy peut aussi s’inspirer de Bernex, qui avait poussé les Carougeois jusqu’en prolongation la saison dernière. «Pourquoi pas nous? Sans les prolongations peut-être», sourit Nicolas Lhoneux.
La magie de la coupe
Malgré les trois ligues d'écart, l’exploit est forcément dans toutes les têtes, même si Mehdi Derouazi rappelle la difficulté de la tâche. «L’équipe de Challenge League a déjà repris, elle a déjà fait deux matchs officiels. Nous, on n’a pas encore fait le premier match de championnat. Ça rajoute de la complexité à réaliser un exploit.»
La qualification de Collex-Bossy avait déjà pris des airs de petite épopée. Face au FC Bosna Neuchâtel, un premier match avait dû être interrompu en prolongation après le déclenchement de l’arrosage automatique. La rencontre avait finalement été rejouée une semaine plus tard, en pleines vacances. «La plupart des joueurs étaient déjà en vacances, ils sont tous revenus pour jouer ce match. Ça a été une mobilisation totale», raconte le président.
Ce périple illustre aussi l’identité de ce contingent singulier, composé de nombreux joueurs ayant évolué plus haut. «Ce groupe, il est extraordinaire», résume Nicolas Lhoneux. «On arrive à allier le sportif et le loisir, les moments passés ensemble. C’est formidable de pouvoir évoluer dans une équipe comme ça.»
À J-2, plus de 200 billets ont déjà été vendus en ligne. Des places seront également disponibles sur place samedi. Et à Collex-Bossy, personne ne cache l’ambition de voir «la magie de la Coupe» opérer.