Sport

Dans les coulisses de l'étape genevoise de Sail GP

18.09.2026 18h28 Clément Vuagnat

Sail GP

Genève s’apprête à accueillir pour la 2e fois le Sail GP ce weekend. Les premières régates sont prévues demain après-midi du côté de la Tour Carrée. Mais l’organisation est déjà à pied d’oeuvre depuis le début de la semaine pour installer l’important dispositif nécessaire à la bonne tenue de la compétition. Reportage dans les coulisses.

Ça s’active au paddock du Quai Gustave Ador en ce vendredi matin. C’est ici que les 13 équipes du circuit Sail GP, ainsi que leurs bateaux, s’installent le temps des régates. A Genève, cet espace est particulièrement restreint. La centaine de personnes qui s’occupent du montage de la zone doit donc remplir un défi inédit: installer toute la logistique rapidement et au milieu d’une métropole.

«Pour organiser une régate en Suisse, il faut le faire au bord d'un lac. Et au bord des lacs, le littoral est très dense, explique Julien Di Biase, directeur des opérations de Sail GP. Nous avons fait en sorte d'utiliser le minimum de logistique pour pouvoir s'insérer au coeur de la ville. Par exemple, ici, les bateaux dorment en plein air, ce qui n'est pas le cas lors des autres étapes».

Une logistique réglée au milimètre

Au total, 300 personnes employé par Sail GP sont mobilisés lors des Grand Prix. Et cela, sans compter les volontaires locaux présents lors de chaque étape. Un véritable paquebot qui traverse le globe, année après année, depuis 2019. Le circuit se déroulait en Europe ces dernières semaines, ce qui a facilité l'arrivée à Genève. Une centaine de conteners ont été assemblées en quelques jours, les bateaux se constituant comme des legos.

Une étape à la maison pour le bateau helvétique

Les membres de l’équipage suisse ont le privilège de naviguer à domicile. Tout est bien-sûr plus simple au niveau organisationnelle. Et même si la routine reste d’avant-course ne change pas, le moment reste particulier. «J'aimerai vous dire que cette étape est normale pour nous mais ce n'est pas le cas, admet Boet Brinkgreve, le directeur du bateau suisse, qu'il faut désormais appelé Explora Journey Swiss. Les athlètes restent professionnels mais courir devant ses supporters changent forcément l'expérience».

Au bord du lac, tout est en place pour des régates qui s’annoncent exaltantes. Il manque néanmoins un dernier élément: le vent. Son apparition devrait être timide ce weekend mais cela n’empêchera pas les formules 1 des mers de décoller.