De Nyon à l’équipe de France, le sport en héritage chez les Philippe
À 20 ans, Alessia Philippe évolue au Stade Toulousain et avec l’équipe de France U20. Un parcours nourri par une famille où le sport est omniprésent: un père entraîneur de rugby et une mère psychologue du sport, notamment auprès du XV de France.
Chez les Philippe, le rugby est une affaire de famille. Alessia, 20 ans, porte aujourd’hui les couleurs du Stade Toulousain et de l’équipe de France des moins de 20 ans. Un maillot qu’elle rêvait de porter enfant.
«C’est le début de l’histoire de ma vie. C’est là où je commence à écrire mon livre», raconte-t-elle. Après ses débuts à Nyon, la jeune joueuse a rejoint Toulouse, puis les sélections françaises. «Le reste reste à venir.»
Mais dans cette famille, le sport a d’abord été une manière de grandir. Son père, Patrice, entraîne à Nyon depuis 2003. Sa mère, Roberta, est psychologue du sport, notamment auprès du XV de France masculin. Sa sœur Federica, 16 ans, joue déjà avec les U18 du Servette et l’équipe senior de Nyon.
«Ta vie se construit autour des études et du sport»
Très tôt, l’activité physique s’est imposée comme une évidence dans le quotidien familial. «Tu sors de l’école et tu vas faire ton activité physique. À force, tu rentres dans une dynamique où ta vie se construit autour des études et autour du sport», explique Alessia.
Être entraînée par son père n’a pourtant pas toujours été simple. «Quand j’étais petite, je trouvais ça un peu chiant que mon papa soit mon coach parce qu’il était un peu plus strict avec moi qu’avec les autres» raconte sa soeur Federica. Avec le recul, elle estime cependant avoir beaucoup appris de cette exigence.
Sa mère défend, elle, un équilibre entre discipline et liberté. «Quand on s’engage, il faut quand même aller au bout», explique Roberta. «C’est la rigueur, tout en essayant de mettre un cadre bienveillant.»
Une exigence sans sacrifier le plaisir
Dans la famille, les anecdotes racontent aussi cette culture de l’effort. Alessia se souvient notamment d’une course disputée avec un bras dans le plâtre après une chute en vacances. «Ma mère a dit: “Mais c’est pas les jambes, elle peut courir!”» Une histoire qui lui a laissé une leçon: «En vrai, là, c’est juste le mental, finalement.»
Exigence, accompagnement, persévérance: autant de valeurs qui entourent le parcours des deux sœurs. Mais leur père insiste sur une règle qui ne doit jamais disparaître.
«Tu joues à haut niveau, en élite, mais il faut toujours que ça reste un plaisir, une passion pour toi. Le jour où tu n’as plus la passion, arrête tout.»
Chez les Philippe, la performance compte. Mais elle ne vient jamais avant l’envie de jouer.
Sport Passion: Pourquoi bat-on des records?