Défi Joëlette Suisse: le Mont-Blanc comme symbole d’inclusion
L’équipe Défi Joëlette Suisse s’apprête à relever un défi peu commun. Fin juin, une quarantaine de bénévoles accompagneront sept personnes à mobilité réduite sur les sentiers du Tour du Mont-Blanc.
Le Défi Joëlette reprend du service sur un défi un peu fou: Accompagner des personnes en situation de handicap sur un parcours de 160 kilomètres et près de 9'000 mètres de dénivelé qui sera effectué à l’aide de joëlettes, des fauteuils tout-terrain spécialement conçus pour les chemins de montagne. «Le but, c’est d’installer une personne en mobilité réduite, malade ou en situation de handicap dessus et de pouvoir la transporter un peu partout», résume Stéphane Monti, trésorier de l’association.
Les membres de l'association participent régulièrement à des courses et des trails à Genève et en Haute-Savoie. Chaque année, ils tentent également de mener un projet plus ambitieux. «On a fait les 100 derniers kilomètres de Compostelle, on a fait la Run Mate aussi, le Tour du Lac», rappelle Stéphane Monti. Pour le Mont-Blanc, la marche paraît haute, mais l'ambition est là. «Dans le comité, on a quelques aficionados de la montagne et des trails. Donc c’était clairement un défi qu’on voulait relever.»
Montrer que «tout est possible»
Au-delà de la performance sportive, le projet porte un message d’inclusion. L’objectif est de permettre à des personnes en situation de handicap de vivre une expérience souvent considérée comme inaccessible.
«C’est de montrer qu’en gros, tout est possible», souligne le trésorier. «Ces personnes à mobilité réduite ont le droit aussi d’avoir ces rêves-là.» Selon lui, beaucoup ignorent encore l’existence de ce type d’initiatives. À travers ces défis-là, l'association veut montrer que de tels projets existent.
Le soutien, toujours bienvenu
L’expédition mobilisera exclusivement des bénévoles. Le défi nécessite toutefois des moyens financiers et logistiques importants. Hébergements, véhicule d’assistance, ravitaillement ou matériel représentent des coûts conséquents pour l’association.
«Notre but premier, c’est que les capitaines (ndlr: les personnes en mobilité réduites) soient heureux, aient vécu un bon moment», explique Stéphane Monti. L’association recherche encore des soutiens financiers et matériels. Pour l’heure, les informations sont disponibles sur la page Facebook de l’Équipe Défi Joëlette Suisse, tandis qu’un site internet est en cours de création.