Sport

Genève, terrain de sport sans frontière

07.09.2026 17h03 Pierre Pillet

Foot

Chaque dimanche matin, les terrains des Evaux s’animent dès les premières heures. Des dizaines de joueurs s’y retrouvent pour plusieurs heures de football, sans licence, sans championnat et sans appartenir nécessairement à un club. Une pratique libre qui constitue aussi un important lieu de rencontre pour différentes communautés genevoises.

À 9 heures, les premiers matchs ont déjà commencé. Les équipes se forment au gré des amitiés, des origines et des habitudes. Pour certains participants, ce rendez-vous hebdomadaire existe depuis des années. On vient pour jouer, mais aussi pour discuter, retrouver ses proches et partager un moment ensemble.

Le phénomène est notamment bien implanté au sein de la communauté érythréenne. Sur le terrain, les rencontres s’enchaînent durant toute la matinée, dans une organisation largement informelle.

Une autre manière de pratiquer

Cette réalité illustre une facette moins visible du sport genevois. À côté des clubs, des fédérations et des compétitions officielles, une partie de la population pratique librement, notamment au sein de communautés internationales.

Une manière de faire du sport qui répond aussi à d’autres besoins: créer du lien, rencontrer du monde ou conserver un rendez-vous avec sa communauté. Elle pose également la question de la place accordée à ces pratiques dans un paysage sportif largement organisé autour des clubs traditionnels.

Après plus de quatre heures de football, les jambes commencent à peser aux Evaux. Mais les terrains, eux, sont encore loin de se vider. Le signe que, pour beaucoup, le rendez-vous du dimanche dépasse largement le simple résultat d’un match.

Emission Sport Passion: Genève, terrain de sport sans frontière

Au cricket aussi, les communautés se rapprochent