L'apprentissage ne fait que commencer pour le Wheelchair Basket Léman
C’était la fête du basket genevois samedi au Centre Sportif du Bout du Monde. L’équipe féminine des Ravens ainsi que l’équipe masculine des Lions de Genève disputaient tour à tour une rencontre de championnat. Mais un 3e club était aussi de la partie en ouverture de journée: le Wheelchair Basketball Leman. Cette nouvelle formation disputait seulement son deuxième match officiel. Elle compte bien s’établir à terme sur la scène du basket fauteuil suisse.
C’est une expérience douloureuse mais mémorable pour les joueurs du Wheelchair Basketball Léman. Dominés 83 à 20 par Phoenix Espérance Pully, ces derniers ont pu mesurer l’écart de niveau avec les meilleurs formations du pays.
Mais au moment du buzzer final, aucune frustration ni déception dans l’esprit des membres de l’équipe. Le score au tableau d’affichage n’avait pas d’importance. «Malgré les points concédés, nous gardons le sourire, réagit la capitaine de l'équipe Angélique Pirollet. J'ai vraiment apprécié le fait que nos adversaires du jour nous donnent des conseils pendant la rencontre. Cela prouve que nous pouvons nous entraider».
Seulement un an d'existence
Fondé l’an dernier, le club a officiellement rejoint le championnat de Suisse depuis quelques semaines. Avec deux entrainements hebdomadaires et plusieurs pratiquants qui découvrent la discipline, tout est à créer.
Un projet qui se veut inclusif et entend réinsérer par le sport les personnes en situation de handicap. «Le basket représente le sport d'inclusion par excellence, affirme Sylvaine Bernal, secrétaire du club et cheville ouvrière du projet. Mais les notions de responsabilité et d'autonomie sont aussi importantes. Ce sont des personnes en situation de handicap qui portent le projet, nous avons envie qu'ils continuent de le développer».
Le Wheelchair Basketball Leman veut poursuivre son développement dans les années à venir. Stabiliser et faire progresser son équipe en championnat national. Mais aussi augmenter son nombre de licenciés pour pouvoir créer une deuxième formation et assurer ainsi la relève.