La Queue-d’Arve se transforme pour accueillir l’Europe
Les Lions de Genève préparent leur nouvelle maison européenne. Faute de salle adaptée au Pommier, le club s’installe au Vélodrome de la Queue-d’Arve, où le parquet a été posé ce lundi par l’entreprise d’un ancien joueur emblématique des Lions, Jérémy Jaunin.
D’habitude, les vélos tournent autour de la piste. Mais dès la semaine prochaine, place au basket. Le Vélodrome de la Queue-d’Arve se transforme pour accueillir les premiers matchs européens de l’histoire des Lions de Genève.
Depuis ce lundi matin, le parquet de SwissBasketball est installé pièce par pièce au centre de la piste. Et à la manœuvre, un visage bien connu du club: Jérémy Jaunin, ancien meneur emblématique des Lions.
«C’est un joli clin d’œil. On reste un peu dans le milieu du basket, même si je joue toujours. Je me réjouis de voir, quand il y aura le premier match de Coupe d’Europe des Lions, le monde qu’il y aura et de voir cette salle vibrer pour les Lions», sourit-il.
La Queue-d’Arve, seule solution viable
Pour leur première campagne européenne, les Lions ne pourront pas évoluer dans leur salle habituelle du Pommier, qui ne répond pas aux exigences de la compétition. Il fallait donc trouver une nouvelle enceinte à Genève.
«Ce Vélodrome, pour nous, c’était la seule solution qui était viable à Genève pour pouvoir avoir une salle de plus de 1500 places indoor», explique le président Thierry Moreno. La capacité approche ici les 2000 places, contre 1300 au Bout-du-Monde.
Mais le nombre de spectateurs n’est pas le seul critère. «Il y a la lumière, la possibilité de filmer avec des caméras, évidemment avoir du public derrière, donc il faut une vraie arène. On a trouvé ici que c’était vraiment la solution la plus parfaite», poursuit le président.
Cinq matchs consécutifs à domicile
Transformer un vélodrome en salle de basket impose toutefois une importante logistique. Le parquet ne pouvant pas rester installé indéfiniment, le calendrier des Lions a été réorganisé pour limiter les montages et démontages.
À partir du 14 octobre, Genève disputera ainsi cinq matchs de Coupe d'Europe consécutifs à domicile jusqu’au 11 novembre.
«C’est une sacrée logistique, une belle aventure, une sorte de team building», raconte Thierry Moreno. Un défi d’autant plus important que le club repose largement sur ses bénévoles: «On prend sur ses heures de travail, comme moi le premier, de manière à pouvoir arriver à ce but ultime de pouvoir jouer dans cette salle.»
Avant le grand saut, le parquet aura droit à sa répétition générale. Un premier test grandeur nature sera organisé vendredi avec les U21 et les U18 du club.
Puis, dès le 14 octobre, la Queue-d’Arve se mettra définitivement à l’heure européenne.