Lorenzo Falbo: «le football est une religion en Colombie»
Avant le huitième de finale entre la Suisse et la Colombie, Lorenzo Falbo a partagé son regard sur cette affiche très attendue. Le futur directeur sportif d'Yverdon Sport, fin connaisseur du football colombien, s'attend à une rencontre particulièrement indécise.
À quelques heures du choc entre la Suisse et la Colombie, Lorenzo Falbo était l'invité de Léman Bleu. Agent de joueurs et futur directeur sportif d'Yverdon Sport dès le 1er septembre, il suit de près la sélection colombienne, notamment grâce à Johan Mojica, l'un de ses joueurs, qui dispute sa deuxième Coupe du monde avec les Cafeteros.
L'agent a d'abord réagi aux absences de Johan Manzambi et de Ruben Vargas, deux éléments importants de l'attaque suisse. «C'est forcément un coup dur au vu de la Coupe du monde qu'ils réalisent. Mais Murat Yakin a déjà prouvé qu'il savait trouver des solutions. Cela offrira aussi une opportunité à d'autres joueurs de se mettre en évidence», souligne-t-il.
Selon lui, Breel Embolo devrait endosser un rôle encore plus important, tandis que le sélectionneur helvétique pourrait adapter son animation offensive.
La meilleure Colombie depuis 2014
Si la Suisse devra composer avec ces forfaits, la Colombie présente, elle aussi, de solides arguments. Lorenzo Falbo décrit une équipe désormais très équilibrée. «Défensivement, elle est beaucoup plus solide que lors des années précédentes. Et devant, même si Luis Díaz n'a pas encore réalisé la Coupe du monde que tout le pays attend de lui, il reste capable de faire la différence à tout moment.»
Il met également en avant Gustavo Puerta, révélation du tournoi au milieu de terrain, sans oublier l'expérience de James Rodríguez et Juan Fernando Quintero. «Pour moi, c'est la meilleure équipe colombienne depuis celle de 2014.»
Une ferveur hors norme
Au-delà du terrain, Lorenzo Falbo insiste sur l'incroyable passion qui entoure la sélection colombienne. «Le football est une religion en Colombie. Le jour du match, tout le pays s'arrête».
Présent lors des rencontres face au Congo et au Portugal, il raconte avoir vécu le traditionnel banderazo, ce rassemblement organisé la veille des matches devant l'hôtel de la sélection. «Les supporters se réunissent par milliers pour encourager les joueurs. C'est une ambiance exceptionnelle qui accompagne ensuite l'équipe dans le stade», explique-t-il. Même disputée à Vancouver, la rencontre devrait ainsi se jouer dans une atmosphère largement acquise aux Cafeteros.
«Un match à 50-50»
Pour autant, Lorenzo Falbo refuse de désigner un favori. «Avec les absences suisses, la Colombie a peut-être un léger avantage sur le papier. Mais cela reste un match à 50-50. Les deux équipes pratiquent un football séduisant et ont les qualités pour se qualifier.» Il estime enfin que la Suisse a une occasion unique d'écrire une nouvelle page de son histoire. «Si elle atteint les quarts de finale, elle brisera enfin ce plafond de verre. Au vu de ce qu'elle montre depuis le début du tournoi, cette équipe mérite d'aller aussi loin.»