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Mondial 2026: la Suisse a les moyens de viser haut selon Sébastien Fournier

11.06.2026 20h32 Rédaction

À quelques jours de l'entrée en lice de la Suisse face au Qatar, l'ancien international Sébastien Fournier se montre confiant. Trente ans après le Mondial américain de 1994 qu'il a vécu de l'intérieur, il estime que cette Nati possède les armes pour franchir un nouveau cap.

Pour Sébastien Fournier, la Coupe du monde 2026 réveille forcément des souvenirs. Membre du contingent suisse lors du Mondial 1994 aux États-Unis, l'ancien milieu de terrain se considère comme un «privilégié». Il se souvient notamment de son but inscrit contre les États-Unis lors d'un match de préparation, une réalisation qui lui avait permis de décrocher sa place pour le voyage américain. «On avait juste le droit de rêver de la Coupe du monde. Tout d'un coup, on y est», rappelle-t-il.

Cette édition 1994 avait marqué le retour de la Suisse sur la scène mondiale après près de trois décennies d'absence. Une aventure vécue dans une forme de bulle par les joueurs, qui n'avaient réellement pris la mesure de l'engouement populaire qu'à leur retour au pays.

Une équipe plus complète qu'auparavant

Trente ans plus tard, Sébastien Fournier voit la Suisse aborder ce Mondial avec de solides arguments. Si le Qatar sera le premier obstacle samedi soir, il refuse de considérer le groupe comme une formalité. Le Canada, qui évolue à domicile, et la Bosnie représenteront selon lui des adversaires de qualité.

L'ancien international estime toutefois que cette génération est plus forte que celles qui ont disputé les dernières grandes compétitions. Les jeunes joueurs ont gagné en maturité et l'effectif apparaît plus complet. Il cite notamment Dan Ndoye, Breel Embolo ou encore Johan Manzambi, dont la progression pourrait faire de lui l'une des révélations du tournoi.

Au milieu du terrain, la Suisse peut également compter sur un Granit Xhaka «au sommet de son art». Les interrogations concernent davantage le secteur défensif, notamment en raison de l'état physique de certains cadres comme Ricardo Rodriguez. Mais Sébastien Fournier fait confiance à Murat Yakin pour trouver les ajustements nécessaires.

La confiance en Murat Yakin

Souvent critiqué pour sa gestion jugée instinctive, le sélectionneur suisse reçoit le soutien de l'ancien international. Sébastien Fournier rappelle que Murat Yakin a déjà démontré sa capacité à innover tactiquement, notamment lors du dernier Euro, où certains choix avaient contribué au bon parcours helvétique.

Selon lui, la Suisse doit poursuivre dans cette voie et éviter de rester enfermée dans un système trop rigide. Les qualifications réussies et les performances récentes permettent en tout cas d'aborder la compétition avec optimisme.

Quant à la ferveur populaire, actuellement éclipsée à Genève par le sommet du G7, Sébastien Fournier est convaincu qu'elle grandira au fil du tournoi. Il regrette toutefois l'absence de fan zones dans le canton et espère que des animations pourront être mises en place pour les phases finales.