Sport

Traverser le Léman sans relai: le défi solidaire de 70km de Chiara Gervasoni

10.08.2026 17h58 Rédaction

Chiara

Traverser le Léman, durant 33 heures dans l’eau et sans aucun relais. Chiara Gervasoni a réalisé cet exploit de 70km au profit de la Fondation Planète Enfants Malades du CHUV. Un défi extrême dans lequel la sportive assure avoir puisé autant dans ses ressources physiques que mentales.

«On se sent un peu fatiguée quand même.» Quelques jours après avoir relié Villeneuve à Genève à la nage, Chiara Gervasoni mesure encore les conséquences de son défi: 70 kilomètres sans relais et 33 heures passées dans le Léman.

Une performance que la nageuse genevoise avait déjà réalisée par le passé. Cette fois, l’objectif était aussi de récolter des fonds pour la Fondation Planète Enfants Malades du CHUV. «On se dit rapidement qu’on le fait pour la bonne cause et que ça compte beaucoup plus que tout le reste autour.» Au total, plus de 10'000chf ont été collectés.

«Ça change une personne»

Pour tenir, la sportive a surtout compté sur son mental. «Quand le physique commence à lâcher, il faut avoir un mental d’acier. Le grand souci, c’est quand le mental commence à vaciller.»

Pour Chiara Gervasoni, ce type de quête marque un avant/après. «On va puiser tellement au fond de soi. Ça change une personne, je pense, ce genre d’événement.» Une expérience également marquante pour les membres de son équipe, dont certains lui ont confié en avoir retiré «une espèce de leçon de vie».

Sportive depuis plus de vingt ans et toujours active en natation artistique, Chiara Gervasoni s’entraîne plus de 25 heures par semaine. Mais pour ces défis, la performance n’est pas une finalité. «Quand j’ai mis ma carrière de sportive sur pause, j’ai décidé de mettre mes capacités physiques à profit d’autrui.»

Elle dit garder en tête deux principes transmis par sa mère: «faire les choses avec le cœur» et «aider son prochain». «Si je peux réussir à les véhiculer, ne serait-ce qu’à une personne, pour moi ça compte énormément.»

Le dépassement de soi, pour les autres

Après plusieurs défis dans l’eau ou en montagne, Chiara Gervasoni ne veut toutefois pas entrer dans une surenchère. «Je pense qu’à un moment donné, il faut savoir s’arrêter.»

Elle souhaite également conserver un ancrage local et soutenir des fondations dont elle peut constater concrètement le travail. «C’est hyper important pour moi de savoir où va son argent quand on le donne», résume la sportive.

Un documentaire autour de la natation artistique doit prochainement sortir au profit de la Fondation Otium. Quant au prochain défi physique, Chiara Gervasoni ne se presse pas: «Je pense que je vais mettre plus de temps émotionnellement à me remettre de cette traversée que de celles que j’ai pu faire avant.»