Un quart de finale contre l'Argentine qui rappelle 2014
L’équipe de Suisse dispute demain son quart de finale de Coupe du Monde face à l’Argentine. Un match prestigieux face aux tenants du titre. Mais aussi un déchirement pour plusieurs amateurs de ballon rond bi-nationaux. Une rencontre qui convoque également le souvenir du 8e de finale du Mondial 2014 perdu cruellement par la Nati.
Nicolas Virchaux est partagé. Suisse et Argentin, cet ancien joueur de Servette, Carouge et Meyrin ne sait pas pour qui tenir demain soir entre la Nati et l’Albiceleste. Alors il aborde cette affiche avec philosophie. «Ce match représente plus un poids qu'autre chose, explique-t-il. Je suis à 200% pour l'Argentine mais aussi à 200% pour la Suisse. Je serai content, peu importe l'équipe qui se qualifiera».
Nostalgie d'un match fou en 2014
La rencontre de ce weekend évoque forcément le souvenir de la Coupe du Monde 2014. En 8e de finale, l’équipe de Suisse avait livré une grosse performance mais c’était incliné au bout des prolongations sur un but de Di Maria. Une expérience difficile à vivre pour Nicolas Virchaux. «J'avais 19 ans, j'ai voulu embêter mes amis en me parant du maillot argentin, raconte le joueur de Collex-Bossy. J'ai célébré lorsque Di Maria inscrivit son but mais je me suis arrangé les cheveux lorsque Dzemaili toucha le poteau avec sa tête».
«Le stade était bleu et blanc»
Michel Pont l’a vu de près cette fameuse occasion de Blerim Dzemaili. Il était à Sao Paulo, sur le banc de l’équipe nationale, comme entraineur adjoint pour cette rencontre. Malgré la désillusion du résultat final, il garde en mémoire la ferveur sur place et la combativité de la Nati. «Je me souviens du mur bleu et blanc des supporters de la "Celeste". Le stade était vraiment argentin, raconte Michel Pont. Nous étions prêts à relever ce défi dans un contexte pas facile, même si les Brésiliens supportaient la Suisse par rivalité avec l'Argentine. ça reste un souvenir extraordinaire».
International helvétique à 15 reprises, sélectionné pour la Coupe du Monde 1994 aux Etat-Unis, Nestor Subiat voit la Suisse plus forte cette année qu’il y a 12 ans. Pour l’argentin de naissance, la bande à Messi peut être battue. «L'équipe de Suisse arrive à maturité avec un bon mixtre d'anciens et de jeunes joueurs. C'est un peu la force tranquille. Contre cette Argentine qui encaisse beaucoup de buts, il y a un coup à jouer», envisage Nestor Subiat.
Qui de la Suisse ou de l’Argentine se qualifiera en demi-finale de la Coupe de Monde ? Réponse dans la nuit de samedi à dimanche à l’issue d’une rencontre qui s’annonce mémorable.