Suisse

Drame de Crans-Montana: le Parlement valide le projet de décret

11.06.2026 11h33

 Le projet de décret en faveur des victimes de l'incendie de Crans-Montana et l’octroi d’un crédit supplémentaire de 10,18 millions de francs ont été validés, jeudi, par le Parlement valaisan. Le texte a été validé par 109 voix contre 2 et 7 abstentions.

Le 14 janvier, le Conseil d'Etat avait choisi de mettre à disposition une aide d'urgence de 10'000 francs pour chacune des victimes hospitalisées ou décédées. Huit jours plus tard, il avait décidé d'assurer la couverture des frais funéraires et de rapatriement.

D'une durée limitée à cinq ans, le décret prévoit ainsi de soumettre au Grand Conseil, l’autorisation de verser ladite aide d'urgence et à confirmer la prise en charge, également à fonds perdu, des frais funéraires et de rapatriement des corps pour, au maximum, un montant global de 820'000 francs.

Protocole concrétisé

Ce document règle également le préfinancement de la contribution de solidarité unique de 50'000 francs accordée par la Confédération en vertu de la loi fédérale sur le soutien en faveur des victimes de l’incendie de Crans-Montana.

Le décret permet également la mise en œuvre concrète du protocole du Conseil d’Etat. Celui-ci s'est notamment concrétisé par l’organisation de cérémonies en faveur des victimes et de leurs proches ou par l’encouragement d’un espace de rencontres pour et en soutien des proches et des victimes de l’incendie.

Dignité, humilité et humanité

Enfin, le présent texte vise à permettre un échange de données personnelles, strictement limité entre autorités, afin d’assurer la coordination nécessaire et prévenir une double prise en charge.

"Pour nous, législateurs, le temps est venu de confirmer notre soutien aux victimes de cette tragédie et d'acter cette solidarité en actant ce décret", avait résumé, lundi, lors du débat d'entrée en matière, la cheffe du groupe PLR, Sonia Tauss-Cornut. "Notre canton ne peut pas effacer ce qui s'est passé, mais peut répondre avec dignité, humilité et humanité."

Absence de débat

"Ce décret crée un cadre légal qui protège les victimes et les autorités. Il fixe les responsabilités et les limites", avait estimé, pour sa part, Alexandre Dubuis (Les Vert-e-s).

Aucun groupe politique n'a déposé d'amendement et aucun n'a pris la parole à l'occasion du débat en première lecture, jeudi matin. Le texte ayant été largement accepté, les députés ont décidé de valider ce décret en une seule lecture et ce pratiquement à l'unanimité (3 abstentions, aucun vote contraire).