Suisse

Le Soleurois Rémy Wyssmann candidat au Conseil fédéral

21.10.2026 11h00

Le Soleurois Rémy Wyssmann candidat au Conseil fédéral

Face aux médias réunis à Soleure, Rémy Wyssmann s'est déclaré "critique face à l'Etat" et indiqué vouloir rétablir la confiance de la population suisse en son gouvernement, mise à mal depuis des années, selon lui.

Photo: KEYSTONE/KEYSTONE/PETER SCHNEIDER

Le conseiller national soleurois Rémy Wyssmann souhaite succéder à Guy Parmelin au Conseil fédéral. Sa section cantonale l'a désigné candidat à l'investiture par le groupe UDC aux Chambres fédérales.

'Je veux redonner aux citoyennes et aux citoyens confiance en nos institutions', a invoqué le politicien âgé de 59 ans mercredi face aux médias réunis à Soleure. Et d'ajouter: 'Les institutions doivent servir la population, et pas elles-mêmes.'

Critique face à l'Etat

Selon l'avocat, les institutions suisses ont été victimes 'des idéologies, des affairistes et d'acteurs ayant échoué dans l'économie privée' ces 30 dernières années. Le politicien, qui se définit 'critique face à l'Etat', a annoncé qu'il entendait siéger au Conseil fédéral durant au moins deux législatures pour 'rétablir la confiance' dans le gouvernement.

Des primes maladie aux loyers en passant par les factures d'électricité ou les taxes, 'le compte n'y est plus pour la classe moyenne', a soutenu le candidat au Conseil fédéral. Dans la politique d'asile, 'un écart se creuse entre ce que disent les autorités et ce que vivent les gens', estime-t-il. Et d'ajouter que son canton est 'l'un des plus touchés par la criminalité des étrangers' avant de dénoncer les accords avec l'UE, 'qui menacent nos institutions'.

Rémy Wyssmann affirme avoir l'habitude de 'lire les dossiers que personne d'autre ne lit'. Il s'engage à 'dévoiler au public des documents placés sous scellés'.

Combats à la limite de la désinformation

Membre de la Chambre du peuple depuis 2023, il y fait partie de la commission de la sécurité sociale et de la santé, notamment. Avant la législature en cours, il a siégé durant six ans à l'exécutif de la commune de Kriegstetten (SO).

Tenant de la ligne dure de son parti, le politicien préside la section soleuroise de l'UDC depuis 2024. Il est membre du comité de l'organisation eurosceptique Pro Suisse et de l'association des assurés alémaniques. Il ne fait partie d'aucun conseil d'administration ni d'aucun conseil de fondation, a-t-il insisté. Le conseiller national a réussi à 'obtenir des majorités avec d'autres partis, devant le peuple et dans les urnes'.

Ces dernières années, il s'est illustré à travers des combats acharnés lors de votations cantonales. La Chancellerie d'Etat soleuroise a même dénoncé des campagnes de désinformation de la part de comités auxquels il appartenait lors de deux scrutins, en septembre 2025 et en février dernier. Lors de sa présentation mercredi, le Soleurois a souligné qu'il bénéficie, dans son engagement d'un 'large soutien de la population' de son canton.

'Parler et travailler en français'

Il s'est exprimé partiellement en français, faisant allusion au siège 'romand' de Guy Parmelin. 'Je m'engage à travailler en français, et pas seulement à dire bonjour en français.'

Le candidat a déclaré qu'il ne réclamait aucun département fédéral particulier. 'Je reprendrais n'importe quel département que le Conseil fédéral me confiera et me plongerai dans ses dossiers.'

Renoncement de plusieurs papables

Rémy Wyssmann est marié et père de deux fils adultes. Il est le deuxième politicien de l'UDC à sortir du bois pour briguer la succession de Guy Parmelin. Il y a trois semaines, le conseiller fédéral vaudois et président de la Confédération a annoncé sa démission pour la fin de l'année. Vendredi dernier, la conseillère nationale genevoise Céline Amaudruz a annoncé sa candidature.

Plusieurs des principaux papables ont renoncé à se lancer dans la course. Tel est le cas de la conseillère aux Etats st-galloise Esther Friedli, de la ministre zurichoise Natalie Rickli et du conseiller national thurgovien Pascal Schmid.

Les sections cantonales de l'UDC ont jusqu'à ce vendredi pour annoncer leurs prétendants auprès de la commission des candidatures de l'UDC Suisse. Le groupe parlementaire du parti désignera son ticket officiel le 20 novembre. L'Assemblée fédérale doit élire le 9 décembre la personne qui succédera à Guy Parmelin.

/ATS