Parmelin: quatre candidats annoncés, un cinquième à l'orée du bois
Le conseiller d'Etat valaisan Franz Ruppen pourrait être l'un des candidats surprise à la succession de Guy Parmelin (archives).
Photo: KEYSTONE/CYRIL ZINGAROAu moins quatre politiciens briguent la place de Guy Parmelin au Conseil fédéral. Deux sont sortis du bois jeudi soir. Le Haut-Valais devrait proposer une à deux candidatures avant la fin du délai fixé à vendredi midi par l'UDC.
La vice-présidente de l'UDC Suisse Céline Amaudruz est la première à avoir annoncé sa candidature. Elue en 2011 au National, la Genevoise de 47 ans se dit 'prête à assumer cette responsabilité au service du pays'.
Sa candidature ne fait pas l'unanimité. Elle a en effet dû faire face aux attaques de son ancien collègue Roger Köppel, qui la considère comme une 'erreur de casting monumentale' et un 'poids plume'. Sans vouloir s'étendre, Mme Amaudruz se dit 'surprise', alors qu'elle est vice-présidente du parti depuis 2016 et que la présidence actuelle a souhaité qu'elle reste à cette fonction.
Féministe, elle s'est certes fait remarquer par des votes pas toujours alignés sur son parti par le passé. Sur l'égalité des salaires entre hommes et femmes, le mariage pour tous, au moment de l'initiative pour que l'avortement ne soit pas financé par des fonds publics, mais également sur le congé paternité et l'augmentation du nombre de crèches.
Une femme seule face aux hommes
La Genevoise sera en compétition avec au moins trois hommes. Tenant de la ligne dure de son parti, le conseiller national Rémy Wyssman s'est déclaré mercredi. Le politicien de 59 ans préside la section soleuroise de l'UDC depuis 2024. Il est membre du comité de l'organisation eurosceptique Pro Suisse et de l'association des assurés alémaniques.
L'UDC du Haut-Valais devrait proposer une à deux candidatures vendredi à 10h. Selon le Walliser Bote, celle du conseiller national Michael Graber est sûre. Le conseiller d'Etat Franz Ruppen se laisse encore quelques heures de réflexion.
Jeudi en fin de journée, le président du Conseil-exécutif bernois Pierre Alain Schnegg est sorti du bois. Pour l'UDC bernoise, cet 'homme politique romand francophone expérimenté' est habitué aux fonctions exécutives. Il s'est forgé une réputation d'homme d'action très bien organisé. L'UDC du canton de Berne se dit convaincue que la Suisse romande devrait être fortement représentée au Conseil fédéral. Sa candidature fait de l'ombre à la seule Romande en lice jusqu'à présent.
Peu après, l’UDC tessinoise annonçait la candidature du conseiller aux Etats Marco Chiesa, 52 ans. Ancien président du parti suisse de 2020 à 2024, il est également chargé des finances à la Municipalité de Lugano. Selon la section cantonale, cette proposition vise à assurer la continuité de la présence de la Suisse italienne au Conseil fédéral et à préserver l’équilibre linguistique.
Les sections cantonales ont encore quelques heures pour proposer d'autres candidatures. Celles du chef de groupe au Parlement Thomas Aeschi (ZG), du conseiller national Thomas Matter (ZH) et du conseiller d'Etat argovien Jean-Pierre Gallatti sont encore ouvertes. Le conseiller national Nicolas Kolly (UDC/FR) ne sera pas candidat au Conseil fédéral.
Renoncements
Le grand nombre de désistements rappelle un peu la situation vécue par le Centre lors de la démission de Viola Amherd. Tous les grands pontes du parti avaient renoncé les uns après les autres en février 2025.
Plusieurs des principaux papables ont renoncé à se lancer dans la course. Tel est le cas de la conseillère aux Etats st-galloise Esther Friedli, de la ministre zurichoise Natalie Rickli et du conseiller national thurgovien Pascal Schmid.
Le président de l’UDC Suisse Marcel Dettling, conseiller national schwyzois, ne nourrit pas non plus d’ambitions gouvernementales. 'Ma mission est de diriger le parti.'
Le Vaudois Yvan Pahud a rapidement renoncé. 'Aujourd’hui, avec Céline Amaudruz, nous avons une candidate capable de défendre ce siège. Et ce serait une erreur stratégique de multiplier les candidatures romandes en vue du ticket que le parti devra composer pour l’élection', a précisé le conseiller national.
Les Chambres fédérales doivent élire le 9 décembre le successeur ou la successeure de Guy Parmelin au Conseil fédéral.
/ATS