1250 kilomètres à vélo pour les enfants touchées par le cancer
Grégoire Flückiger et Cédric Sermet ont relié Berlin à Genève à vélo en neuf jours. Un périple de 1250 kilomètres et quelque 7000 mètres de dénivelé positif pour soutenir l’ARFEC, l’Association romande des familles d’enfants atteints d’un cancer.
Neuf jours sur la selle, 1250 kilomètres et environ 7000 mètres de dénivelé positif. Grégoire Flückiger et Cédric Sermet viennent d’achever cet exploit pour mettre en lumière le travail de l’ARFEC.
Pour Grégoire Flückiger, l’engagement est personnel. «Étant papa d’un enfant guéri, j’ai commencé en 2020 à faire ce type de parcours», explique-t-il. Après plusieurs défis en Suisse et un passage par la Route des Grandes Alpes, il voulait tenter une nouvelle formule: partir sans assistance, avec les bagages directement sur les vélos.
«On s’est dit, pour la dernière édition, pourquoi pas partir avec les sacoches et faire ça de jour en jour», raconte Grégoire Flückiger. Seuls les hôtels avaient été réservés à l’avance. Pour le reste, les deux cyclistes devaient composer avec les conditions rencontrées sur la route.
Des difficultés à la hauteur du message porté
La météo a notamment mis les deux hommes à l’épreuve. «Il a fait 37 degrés pour traverser la ville de Nuremberg. Et le lendemain, il faisait 10 degrés le matin», raconte Cédric Sermet. La pluie s’est également invitée sur le parcours. Sans véhicule d’assistance, «il fallait anticiper».
Ces difficultés faisaient aussi partie du message porté par le défi. Grégoire Flückiger fait le parallèle avec le quotidien des familles confrontées à la maladie d’un enfant. «La météo, les aléas du parcours peuvent nous amener à chaque fois à nous adapter.» Et d’ajouter: «Quand votre enfant tombe malade, vous entrez dans un monde parallèle.»
«Donner une bouffée d’air à une famille»
L’ARFEC accompagne aujourd’hui quelque 330 familles dont un enfant est en traitement ou en rémission, ainsi que 300 familles touchées par la maladie par le passé. L’association prend notamment en charge certaines nuitées, des repas ou des frais de transport. Elle organise également des camps pour les frères et sœurs ainsi que des rencontres et activités pour permettre aux familles de sortir temporairement du quotidien de la maladie.
«Grâce à l’ARFEC qui nous suit, qui nous soutient, la vie est plus facile, que ce soit pour les familles, les frères, les sœurs, les parents et les enfants», témoigne Grégoire Flückiger.
Le soutien ne passe d’ailleurs pas uniquement par les dons. L’association cherche aussi à développer son réseau et à proposer des expériences aux familles. «Le fait de pouvoir donner une bouffée d’air à une famille ou à quelques familles un jour, une demi-journée, ça fait tellement de bien», souligne Grégoire Flückiger. «Si vous pouvez donner du temps avec une activité, c’est aussi génial.»
Les personnes qui souhaitent soutenir l’ARFEC peuvent également effectuer un don, notamment par Twint ou par virement bancaire.