Genève

Au procès Hinduja, la famille reconnaît des problèmes, mais nie toute responsabilité

26.10.2026 19h52 Rédaction, Denis Palma

La famille Hinduja est de retour devant la justice genevoise. Condamnés en première instance à des peines de quatre à quatre ans et demi de prison pour usure par métier, les quatre accusés contestent leur responsabilité dans les conditions de travail de leurs anciens domestiques.

Présents cette fois devant les juges, Prakash Hinduja et son épouse Kamal ont reconnu des problèmes de rémunération de leurs employés de maison dans leur villa de Cologny. Mais tous deux affirment ne pas avoir été au courant des conditions de travail. Selon le procureur Yves Bertossa, les domestiques indiens étaient notamment payés 1 franc de l'heure et logés dans des sous-sols sans fenêtres.

«Je ne savais pas», a répété Prakash Hinduja, assurant que son frère aîné gérait les engagements et les salaires depuis Londres. Le couple affirme également que les employés étaient heureux chez eux.

Les anciens domestiques, qui ont conclu un accord financier avec la famille, ne sont pas présents au procès. De son côté, le procureur Yves Bertossa entend démontrer l'implication personnelle des accusés et réclame toujours leur condamnation pour traite d'êtres humains, une accusation dont ils avaient été acquittés en première instance.

Le procès en appel se poursuit toute la semaine.