Auteurs des home-jackings arrêtés: une victime confie son soulagement
Les auteurs d’au moins cinq home-jackings à Genève durant l’été ont été arrêtés à Marseille, nous a confirmé le ministère public. Originaires des pays de l’Est, les trois suspects devraient être extradés vers la Suisse pour y être jugés. L’une des victimes de ces agressions, un homme de 72 ans habitant de Vandoeuvres, se dit aujourd’hui soulagé. Il s’est confié à Léman Bleu.
Ce matin, le café de Christophe Burrus a un goût différent, plus léger. Hier, la police lui a annoncé l’arrestation à Marseille de ses agresseurs trois mois après les faits.
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«Pas de sentiment de bonheur», relativise cet homme de 72 ans. Son véritable combat, il le mène depuis plus de dix ans contre les séquelles d’un AVC qui a paralysé son côté gauche. Mais l’arrestation de trois de ces agresseurs reste, pour lui, un vrai soulagement. «Je suis heureux. La police a fait un énorme travail. Et d'arrêter ces criminels à Marseille, c'est un soulagement non seulement pour moi, mais aussi pour tous ceux qui pourraient être victimes de homejacking. Je n'ai pas l'esprit de vengeance. J'ai passé ce cap, j'ai digéré cette attaque maintenant.»
«J’ai cru que c’était la fin de ma vie»
Le 28 juin dernier vers 22h, quatre hommes cagoulés escaladent ce mur avant de forcer la moustiquaire de la fenêtre de sa chambre laissée ouverte. Sur son lit, Christophe Burrus est violemment frappé à coups de matraque jusqu’à ce que son coffre, contenant quelques bijoux, des montres et du liquide, soit ouvert. «J’ai cru que c’était la fin de ma vie. J'étais prêt à mourir face à leur violence. Ils voulaient me crever les yeux, je n'avais pas le droit de les regarder. Ils m'ont tapé avec une matraque pour obtenir plus rapidement ce qu'ils désiraient Et de manière surprenante, il s’agissait d’une Rolex.»
«Je m'enferme à clé dans ma chambre»
Depuis l’agression, le propriétaire a renforcé le système d’alarme de sa maison. Pas d’effondrement chez ce combattant, mais les jours qui ont suivi ont été éprouvants. «Le soir, je suis toujours tendu, je ferme toutes les fenêtres, je ferme tous les volets, je m'enferme à clé dans ma chambre. Et donc, il y a quand même une crainte, mais que j'essaye d'assouvir et de supporter.»
Le procès attendu à Genève
Fidèle à lui-même, Christophe Burrus veut positiver, passer à autre chose. Mais pour guérir totalement de cette attaque, il veut regarder ses agresseurs dans les yeux. Un souhait qu’il pourra réaliser lors d’un prochain procès à Genève.