Cité des métiers: 32'000 ados pour tester des centaines de professions
C'est un rituel tous les 3 ans pour élèves, parents et enseignants. La Cité des métiers a rouvert ses portes ce matin à Palexpo. Des milliers d’élèves genevois y défilent pour découvrir, tester et peut-être trouver leur future voie professionnelle.
Depuis ce matin, Palexpo a rajeuni d’un coup : 32’000 élèves sont attendus cette semaine dans les allées de la Cité des métiers. Remplacer une roue, faire du pain ou présenter le téléjournal… Les adolescents — et quelques adultes — défilent entre les 200 stands pour découvrir, se renseigner et surtout tester près de 400 métiers.
"Bonsoir et bienvenue dans ce journal"
Du côté des formations en soins, le succès est immédiat. « Ce matin, on avait 50 aiguilles pour la journée. On a déjà tout liquidé ! » sourit Inès, élève infirmière en 3e année. « On propose donc une deuxième activité : injecter un traitement. »
À quelques mètres, changement d’univers : celui du journalisme. « Ici, les jeunes peuvent s’essayer à présenter un téléjournal avec un prompteur et se voient à l’écran. Ils posent aussi beaucoup de questions sur les métiers liés au journalisme, au graphisme ou au son. On essaie de les aiguiller sur toutes ces filières », explique Francoise Hohl, responsable marketing et communication pour la télé Léman Bleu.
Pas d'idée précise
Comme lors de chaque édition, les classes du cycle, de 8P et de première année du secondaire II visitent le salon sur leurs heures de cours, en quête d’idées pour leur avenir. Et le besoin est réel.
« À 14 ans, ce n’est pas simple. La plupart n’ont pas d’idée précise. On leur présente donc toutes les filières, pour leur donner une première piste », souligne Jérome Bettinelli, enseignant au cycle d'orientation du Marais . « Certains savent déjà ce qu’ils veulent faire, et là, ça facilite le travail. Mais pour beaucoup, c’est encore très ouvert. »
Les universités, les hautes écoles et les centres de formation professionnelle occupent une large partie du salon. Et même si l’apprentissage reste moins populaire qu’en Suisse alémanique, les métiers manuels séduisent. « On voit des jeunes motivés, qui cherchent des stages pour tester un métier sur un ou deux jours. C’est important que les entreprises acceptent ces jeunes : ils ont besoin d’essayer pour savoir », insiste Yvan Coullet, directeur du CFP SHR.
Pour la conseillère d'Etat en charge du DIP, cette semaine d'orientation grandeur nature est un moment important pour les élèves et leurs parents. « L’orientation, c’est essentiel. Ici, ils peuvent visualiser, comprendre et discuter avec des apprentis déjà en formation. C’est précieux», insiste Anne Hiltpold.
La Cité des métiers reste ouverte à tous jusqu’à dimanche. Cette année, un invité phare occupe le centre du salon : le CERN, qui présente la diversité de ses 249 professions.