Genève

Concours Nançoz: l’éloquence des jeunes avocats à l’épreuve samedi

18.09.2025 20h04 Rédaction

hayat

Samedi au Palais de Justice, le concours oratoire Michel Nançoz, ouvert au public, réunira de jeunes avocats prêts à défendre des thèmes aussi sérieux que décalés. Me Yaël Hayat, présidente du prix, promet des plaidoiries libres, parfois provocatrices, où l’émotion sera décisive.

L’éloquence a rendez-vous avec la justice ce samedi à 13h30. Le concours Michel Nançoz, ouvert au public, réunira de jeunes avocats prêts à défendre des thèmes aussi sérieux que décalés. À la tête du jury, Me Yaël Hayat, avocate pénaliste genevoise. Elle rappelle l’esprit du prix: «Il consacre l’éloquence, il consacre la parole. Et c’est encore ce qui nous distingue de l’intelligence artificielle: la parole qui touche, qui émeut, qui transporte.»

Les candidats tireront leur sujet au sort, avec parfois une bonne dose de provocation. «Nous ferons l’éloge du mensonge, ce qui est quand même la moindre des choses. Nous ferons aussi l’éloge du silence, inspiré de Platon, qui disait que le silence est parfois la plus grande éloquence», glisse Me Yaël Hayat.

La réussite d'une bonne plaidoirie: l'émotion

D’autres thèmes iront chercher du côté de Nietzsche, de la réouverture des maisons closes ou encore de la candidature fictive de Franck Ribéry à l’Académie française. «Nous aimons tout dire, mais bien dire», résume la présidente.

La compétition sera rude: «La réussite d’une bonne plaidoirie, ça va se jouer sur l’émotion. Émouvoir, instruire, séduire. Il y a parfois une magie dans ces instants-là, l’authenticité, l’envie de nous transporter», insiste Me Yaël Hayat. Le jury comptera aussi la pénaliste française Jacqueline Laffont, invitée d’honneur. Un gage de prestige pour un concours qui met l’art oratoire au service des jeunes talents.