Démissions à la FAD: le PLR et l’UDC réclament une refonte
Après plusieurs démissions au sein de la Fondation d’art dramatique (FAD), le PLR et l’UDC renoncent à désigner de nouveaux membres de droit. Les deux partis réclament une profonde réorganisation de l’institution et vont jusqu’à questionner son existence.
À la suite des démissions de leurs membres au sein de la FAD, le PLR et l’UDC ont annoncé qu’ils ne désigneraient pas de nouveaux représentants à la Fondation. Pour les libéraux-radicaux, le mode actuel de surveillance de la FAD par le Département de la culture n’est plus tenable. «Aujourd’hui, la confiance est rompue», affirme le chef de groupe Maxime Provini. «On a vu que ce n’était pas possible, dans le climat actuel, avec le Conseil de fondation actuel, de pouvoir travailler en toute confiance.»
«Nous, on ne désignera personne avant de pouvoir avoir vraiment une reprise en main de cette institution», poursuit Maxime Provini. Le PLR souhaite notamment que la FAD soit placée sous la tutelle de l’ensemble du Conseil administratif, et non plus uniquement du département de Joëlle Bertossa. Le parti demande également une révision complète des statuts et du règlement de la Fondation.
«Nous questions l'utilité même de la FAD»
Les critiques interviennent 10 jours après la publication du rapport de la Cour des comptes. Ses recommandations ont toutes été acceptées par la FAD, mais cela ne suffit pas à calmer les demandes de réforme.L’UDC va plus loin et remet en question l’existence même de la structure. «Nous questionnons l’utilité même de cette FAD», déclare Vincent Schaller, président de l'UDC en Ville de Genève.
Selon lui, la Ville devrait également étudier la possibilité de supprimer tout simplement la Fondation d’art dramatique pour remettre la Comédie et le Théâtre de Poche en gestion directe de la Ville de Genève.
Contacté, le président de la FAD, Philippe Juvet, dit «regretter ces décisions» et insiste: «La FAD a besoin de toutes les forces vives possibles pour travailler à l’amélioration de cette magnifique structure». La Fondation entend, de son côté, mettre en œuvre l’ensemble des recommandations de la Cour des comptes d’ici à la fin 2027.