Genève

Financement des TPG: Vernier refuse de payer pour les économies du canton

22.06.2026 19h33 Rédaction

staub

Le maire de Vernier Martin Staub monte au créneau face à au projet du Conseil d'État visant à faire participer davantage les communes au financement des TPG. Il dénonce une inaction d'économies à l'échelle cantonale.

Le projet du gouvernement de faire contribuer les communes à hauteur d'environ 20% de la subvention annuelle versée aux TPG ne passe pas à Vernier. Martin Staub critique fortement cette réforme. «Ce qui fait bondir, c'est que le Conseil d'État, dans le même communiqué de presse, annonce qu'il ne va rien faire jusqu'à septembre sur les annonces d'économies qui s'appliquent au canton. En revanche, on transfère une partie de la facture, jusqu'à 90 millions, des TPG, sans amélioration pour la population», déplore-t-il.

Selon les premières estimations, la facture pourrait dépasser les trois millions de francs pour la deuxième ville du canton. En ajoutant les conséquences de la baisse d'impôts récemment acceptée, la perte pour Vernier atteindrait plus de 8,5 millions, affirme Martin Staub.

«On commence par balayer devant sa porte»

Le magistrat socialiste estime que les communes ont été mises devant le fait accompli. «Aujourd’hui l’État nous annonce qu’ils ne font rien, mais qu’à l’inverse ils nous mettent des charges», note-t-il. Face à un message qu’il juge contradictoire et «incompréhensible» pour la population, Martin Staub donne un conseil au canton: Ma grand-mère m’a toujours dit "on commence par balayer devant sa porte"».

Le Conseil d'État met notamment en avant une plus grande implication des communes dans la gouvernance des TPG. Un argument que balaie Martin Staub. Ce sont «des chimères», tranche-t-il. Selon lui, la participation au contrat de prestations ou l'obtention d'un siège supplémentaire au conseil d'administration ne modifieraient pas réellement les rapports de force.

Payer plus, pour décider plus ?

Le maire réclame plutôt un véritable transfert de compétences accompagné d'améliorations concrètes pour les habitants. «Les communes sont prêtes à passer à la caisse mais s'il y a une amélioration pour la population.»

Malgré ses critiques, Martin Staub assure ne pas vouloir entrer dans un bras de fer avec le gouvernement cantonal. «On ne compte pas le faire plier, on compte travailler ensemble», explique-t-il. Les communes ont formulé des contre-propositions afin de lier les transferts de charges à davantage de compétences et à une amélioration du service public.

G7: Soutien à la police et demande de transparence

Interrogé sur les critiques visant la conseillère d'État Carole-Anne Kast après la manifestation No-G7 et à la situation interne au PS, Martin Staub appelle à dépasser les clivages.  

Le maire estime que les policiers ont accompli une mission particulièrement difficile. «Le travail qu'ils ont fait pendant cette manifestation était extrêmement difficile. Ils se sont fait caillasser. Il y a eu des débordements.» Tout en saluant l'action des forces de l'ordre, il juge légitime de s'interroger sur d'éventuelles erreurs: «On remercie le travail qui a été fait, mais on pose des questions sur comment ça s'est terminé et des événements qui doivent être mis en lumière et doivent donner confiance à la population.»