Genève

#GenevaLovesData: Genève comme carrefour mondial des données

20.07.2026 17h52 Rédaction

Christophe Dessimoz

Expositions en plein air, forum public et conférence internationale: dès le 3 août, Genève met à l'honneur les données du vivant avec l'initiative #GenevaLovesData. Pour Christophe Dessimoz, directeur de l'Institut suisse de bioinformatique (SIB), la cité internationale possède des atouts uniques pour devenir un carrefour mondial de ce domaine stratégique.

Les données sont aujourd'hui au cœur des grandes révolutions scientifiques, de l'intelligence artificielle à la médecine personnalisée, en passant par la lutte contre les pandémies ou la protection de la biodiversité. Pourtant, leur rôle reste souvent méconnu du grand public. C'est précisément ce que souhaite changer #GenevaLovesData, une initiative portée par le SIB et l'Université de Genève.

«Les données sont devenues une ressource stratégique», souligne Christophe Dessimoz. «On parle beaucoup de l'IA, de la médecine personnalisée ou des défis liés à la biodiversité, mais tout ce que ces sujets ont en commun, c'est l'importance des données.»

Genève, un écosystème unique

Selon le directeur du SIB, Genève dispose d'un positionnement particulièrement favorable dans ce domaine. La force de la Suisse ne réside pas uniquement dans sa capacité à conserver les données, mais aussi à les rendre exploitables en les reliant entre elles.

«Les données demandent de l'interopérabilité. Il faut pouvoir les mettre en relation, travailler avec d'autres, établir des standards. Pour cela, Genève est très bien positionnée, et c'est quelque chose que l'on ne réalise pas toujours.»

Le SIB, fondé à Genève il y a près de trente ans, joue d'ailleurs un rôle central. «Nous sommes l'institut national chargé d'organiser les données biologiques», rappelle Christophe Dessimoz. Les bases de données développées par l'institut sont aujourd'hui des références internationales, citées jusque dans des travaux récompensés par des prix Nobel.

Un été pour ouvrir la science au public

L'initiative accompagne l'accueil à Genève de la conférence européenne de biologie computationnelle, qui réunira près de 1'500 scientifiques issus de 60 pays entre fin août et début septembre. 

Plutôt que de réserver cet événement aux seuls spécialistes, les organisateurs souhaitent associer la population. Dès le 3 août, une exposition en plein air s'installera au parc des Bastions avant de rejoindre la Rotonde du Mont-Blanc. Un grand forum public, gratuit, se tiendra également le 31 août au Centre international de conférences de Genève (CICG).

«On espère que les Genevoises et les Genevois prendront conscience de cette activité tout à fait importante qui se passe sous leurs fenêtres», conclut Christophe Dessimoz. «Nous sommes très contents de sortir de l'ombre et nous espérons que le public viendra à notre rencontre.»