Genève accueillera la Conférence mondiale sur le sida en 2027
En 2027, Genève accueillera la conférence annuelle sur le sida. La Pre Alexandra Calmy détaille la situation actuelle sur la lutte face au VIH.
Le 1er décembre marque la Journée mondiale de lutte contre le sida, Responsable de l'unité VIH aux HUG, la professeure Alexandra Calmy rappelle l’importance du dépistage, de la lutte contre la stigmatisation et se réjouit de l’arrivée à Genève de la Conférence mondiale annuelle sur le sida.
Aux yeux de la Professeure, cet événement est «extraordinaire» pour toute la région genevoise. «Une conférence, c'est là où on se montre et où on rend visible une cause», synthétise-t-elle. Soulignant cette conférence comme un moment pour stimulier les échanges, Alexandra Calmy souligne l'importance pour Genève de redorer sa réputation de centre de santé mondial et endiguer les temps difficiles, depuis le début de l'année, avec les départs d'éminents spécialistes.
L'héritage genevois dans la lutte contre le VIH
La professeure rappelle les contributions majeures de Genève dans la lutte contre le sida. «La plus importante, c’est le Swiss Statement», évoque-t-elle. Formulée par le professeur Hirschel, cette déclaration a posé le principe «You = You», autrement dit, une personne sous traitement efficace, avec une charge virale indétectable, ne transmet pas le virus. «Ça a changé la façon de voir le traitement et la prévention, et ça a changé la discrimination», explique la Pre Alexandra Calmy.
Autre fait majeur, l'hitoire de Romuald, le patient «en rémission durable» de Genève qui a démontré qu'être atteint du VIH, n'est pas une fatalité.
Face à la baisse de l’attention mondiale (et le désintérêt financier de la recherche) sur le sida, la Pre Alexandra Calmy affirme: «Certains voient le sida comme une cause ringarde parce que c’est une pandémie qui dure. Mais elle insiste: le VIH demeure un modèle pour la santé mondiale et la gouvernance.»
L’objectif sffiché de l'espoir d’un sida n’étant plus une menace de santé publique d’ici 2030 semble compromis. La spécialiste souligne le défi «du dernier kilomètre», même en Suisse. Le dépistage demeure le principal chantierm selon elle: «Aujourd’hui en Suisse, 40% des personnes sont diagnostiquées en phase tardive... c'est dommage.» La professeure plaide pour «des dépistages gratuits» et une meilleure facilité d’accès.