Genève

Grand Conseil: c'est le plus ancien, elle est la jeune

28.04.2023 17h47 Delphine Palma

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Un demi-siècle les sépare mais l’un et l’autre font partie des petits nouveaux. Charles Poncet de l’UDC et Angèle-Marie Habiyakare du groupe Les Verts font partie des 37 nouveaux élus à prêter serment vendredi soir pour siéger au Grand Conseil. Deux personnalités, deux visions de la politique et deux générations qui se préparent chacune à leur manière à servir Genève. 

Il prend un virage à droite, elle veut représenter la diversité  

L’un sera le doyen du Grand Conseil… L’autre la benjamine. 55 ans les séparent mais surtout tout un échiquier politique les oppose. Voici le moteur de leurs actions futures au parlement: «retour aux sources avec la joie de servir mais à droite», annonce le député Charles Poncet. Angèle-Marie Habiyakare:  «représenter la diversité genevoise en faisant converger nos compétences mais aussi donner au Grand Conseil résonance des préoccupations de la population.»

Ancien député et conseiller national libéral 

Charles Poncet nous a reçu chez lui à l’heure du sacro saint café matinal. «On est pas italien pour rien», lâche malicieusement l’homme de loi. Du capuccino précisément. L’avocat bien connu, a déjà siégé au Grand Conseil puis au conseil national il y a plus de 30 ans sous la bannière du parti libéral. Aujourd’hui, il fait un de plus vers la droite, il se réengage avec un thème qui l’a toujours animé. La sécurité. 

«Etre le doyen ça donne une liberté de parole» 

Mais ce qui fait sa marque c’est surtout son franc-parlé et son légendaire bagou. L’avantage d’être le doyen. «J’ai passé toute ma vie a avoir été le plus jeune partout et maintenant le suis le doyen, c’est épouvantable, s’esclaffe Charles Poncet. Etre le doyen ça donne une liberté de parole que je n’avais pas forcément avant». 

Une fierté de pouvoir représenter la jeunesse

Après le café, le thé chez Angèle Marie Habiyakare, A 21, la plus jeune députée du Grand Conseil vit toujours avec ses 3 frères et soeurs chez ses parents. La famille comme socle et la grève du climat comme déclencheur de son engagement. Elle ce qui l’anime, se sont les enjeux agricoles et énergétiques, comme la rénovation du domaine bâtit. «Je suis tout autant légitime comme députée que les autres. Etre la plus jeune, je ne devrais pas le voir comme une faiblesse. C’est plutôt une fierté de pouvoir représenter la jeunesse qui est peu représentée en politique. Donc j’assume ce rôle de plus jeune élue du parlement. 

Et malgré sa jeunesse, la tête bien sur les épaules 

Aucune expérience en politique mais une préparation sérieuse avec les députés verts plus aguerris. Etudiante en physique de 21 ans ou  ténor du barreau genevois… L’un et l’autre devront faire de la place dans leurs agendas respectifs pour siéger dès le 11 mai d’une part et d’autre de l’hémicycle.